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La banque suisse Reyl au centre d'un montage financier avec un politique français

Europe 1 dévoile le compte-rendu d'une réunion de la banque avec un politique et un homme d'affaires.

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France Télévisions
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L'entrée de la banque Reyl, le 8 avril 2013, à Genève (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Un document révélé par Europe 1 vient apporter, vendredi 14 juin, un nouvel éclairage sur les pratiques douteuses de la banque Reyl. Il donne aussi du crédit au témoignage de Pierre Condamin-Gerbier, ex-associé de la banque suisse, qui dit détenir une liste d'une "quinzaine de noms" de politiques français détenteurs d'un compte en Suisse. 

Le texte est un "compte-rendu d'une réunion dans un cabinet d'avocats parisiens de la banque Reyl daté de 2008 et signé de la main de Pierre Condamin-Gerbier", explique la radio. Ce document à en-tête estampillé PEP, pour "personnalité exposée politiquement", présente deux clients, deux amis de longue date : "Un acteur important de la communauté politique française" (dont le nom n'est pas livré) et un homme d'affaires.

23 millions d'euros à transférer

D'après Europe 1, la lecture du texte apprend que l'homme politique souhaite transférer 23 millions d'euros de ses comptes chez HSBC en Suisse, sur ceux de l'homme d'affaires. Pour effacer les traces de la transaction, l'argent doit transiter par plusieurs trusts ce qui permettra d'échapper au fisc.

Enfin, souligne la radio, le document date de 2008. A cette époque, il était précisément question de dévoiler une liste d'un millier d'exilés fiscaux en Suisse. L'homme politique aurait pu vouloir transférer ses fonds sur ceux du prête-nom pour échapper au fisc.

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