Pourquoi l'ex-épouse de Jérôme Cahuzac a été placée en garde à vue

Patricia Cahuzac est soupçonnée de blanchiment de fraude fiscale. Sa garde à vue a été levée.

Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 11 mars 2013.
Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), le 11 mars 2013. (JOELLE FAURE / LA DEPECHE DU MIDI / AFP)

Après Jérôme Cahuzac, Patricia Cahuzac. Selon les informations de l'hebdomadaire Le Point, jeudi 4 juillet, l'ex-femme de l'ancien ministre du Budget, aujourd'hui séparée et en instance de divorce, a été placée en garde à vue, mercredi, à la Division nationale d'investigations financières et fiscales (Dniff) à Nanterre (Hauts-de-Seine). Elle est soupçonnée de blanchiment de fraude fiscale, selon le parquet de Paris. Sa garde à vue a été levée en début de soirée.

Parce qu'elle pourrait avoir des informations sur le compte en Suisse de son ex-mari

La garde à vue de Patricia Cahuzac s'inscrit dans le cadre d'une commission rogatoire des deux juges instruisant l'information judiciaire pour "blanchiment de fraude fiscale" concernant le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget. Pour les enquêteurs, il s'agit notamment de comprendre ce que Patricia Cahuzac savait de ce compte.

L'inspecteur des impôts Rémy Garnier, à la retraite, avait raconté à la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac avoir rencontré, le 3 octobre 2012, deux détectives privés engagés par Patricia Cahuzac, probablement dans le cadre de sa procédure de divorce. Selon Rémy Garnier, ils étaient "au courant" de l'existence d'un compte caché et "avaient des documents sous les yeux avec une liste de laboratoires qui auraient alimenté le fameux compte".

Parce qu'elle n'a pas convaincu les enquêteurs

Patricia Ménard, de son nom de naissance, avait été entendue librement en janvier dernier dans le cadre des investigations menées sur son mari. "Ses réponses n'ont pas convaincu les fonctionnaires de la Dniff, qui sont passés à la vitesse supérieure", explique Le Point, qui rappelle qu'elle avait alors botté en touche, affirmant qu'elle ne s'occupait pas des affaires financières de son conjoint.