Affaire Tapie : Borloo entendu par les enquêteurs

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy nie en bloc être intervenu dans l'arbitrage contesté rendu en faveur de Bernard Tapie.

Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo, le 9 décembre 2010 à Paris.
Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo, le 9 décembre 2010 à Paris. (MAXPPP)

Jean-Louis Borloo fait son entrée dans le volet judiciaire de l'affaire Tapie. L'ancien ministre des Finances et actuel président de l'UDI a été entendu le 17 juin par la brigade financière, dans le cadre de l'arbitrage contesté en faveur de Bernard Tapie, a-t-on appris mercredi 10 juillet.

"Jean-Louis Borloo a été naturellement entendu. Pour le reste, il n'a aucun commentaire à faire", a déclaré son entourage à l'AFP, confirmant une information du Monde (article abonnés).

"Je ne dois rien à Tapie"

"Je suis catégorique, Tapie ne m'a jamais demandé d'intervenir pour lui et je n'ai jamais demandé, suggéré ou proposé quoi que ce soit en faveur de monsieur Tapie à quiconque (…). En plus, cela n'aurait pas été un crime, aurait déclaré Jean-Louis Borloo au cours de son audition. Il faut bien comprendre que je ne dois rien à Tapie."

Jean-Louis Borloo a été entendu dans ce dossier en sa qualité de ministre de l'Economie et des Finances du 18 mai au 19 juin 2007. Son directeur de cabinet d'alors, Stéphane Richard, était resté à son poste quand Christine Lagarde avait succédé à Jean-Louis Borloo à Bercy. Stéphane Richard a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans le cadre de ce dossier.

Borloo évoque une "amitié de bac à sable"

"Nos liens ne sont ni politiques, ni professionnels, ni amicaux. Je les qualifierais d'amitié de 'bac à sable'. Ils sont fondés sur l'ancienneté de nos relations", s'est également défendu Jean-Louis Borloo, toujours selon Le Monde.

"Va t'acheter une paire de…", a aussitôt réagi sur Twitter le fils de Bernard Tapie, Stéphane. "Alors JL, tu assumes pas ton amitié ? #Déception", avait-il déjà tweeté le 1er juillet.