Mise en examen de Richard Ferrand : il doit rester dans ses fonctions, selon Gilles Le Gendre, patron du groupe LREM à l'Assemblée

Gilles Le Gendre, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée, estime sur franceinfo que la mise en examen de Richard Ferrand "ne préjuge en rien de sa culpabilité".

Gilles Le Gendre, député de Paris et président du groupe La République en marche à l\'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019.
Gilles Le Gendre, député de Paris et président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

"Je ne doute pas que l'examen des faits démontrera son intégrité", assure Gilles Le Gendre, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, jeudi 12 septembre sur franceinfo, après la mise en examen cette nuit du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.

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"Je sais bien que la tradition politique a perverti le sens de cet élément de procédure : la mise en examen, c'est d'abord une disposition pour protéger les droits de la défense dans une procédure judiciaire", estime Gilles Le Gendre. Il fait  référence à un principe appliqué par tous les gouvernements depuis les années 90, qui veut qu'un ministre mis en examen démissionne. "Ces droits de la défense doivent être absolument protégés pour Richard Ferrand", ajoute le président du groupe LREM à l'Assemblée.

"Une surprise pour personne"

Gilles Le Gendre estime que "la décision de cette nuit n'est une surprise pour personne puisqu'elle est classique dans ce genre de procédureLe président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand doit rester dans ses fonctions. La mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité."

Le cours de l'affaire judiciaire ne doit en rien pervertir le fonctionnement institutionnel.Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assembléeà franceinfo

"Richard Ferrand jouit d'une confiance et d'une estime d'une très large majorité de députés, qui dépasse le groupe majoritaire de La République en marche, estime le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Je ne vois pas en quoi le maintien de Richard Ferrand à ses fonctions puisse en rien abîmer l'institution et empêcher son fonctionnement normal." Richard Ferrand est le quatrième personnage de l'État. "La justice suit son cours, la vie politique continue dans le cadre qui est le sien", conclut-il.

Le président LREM de l'Assemblée nationale s'est dit, de son côté, "serein" et "déterminé à poursuivre [sa] mission", dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi. L'affaire avait été classée une première fois sans suite en octobre 2017 par le parquet de Brest, avant d'être relancée par une plainte de l'association anti-corruption Anticor.