Le député LREM Richard Ferrand élu président de l'Assemblée nationale

Le député du Finistère et jusqu'à présent chef de file des députés de la majorité remplace François de Rugy au perchoir.

Richard Ferrand, élu président de l\'Assemblée nationale, le 12 septembre 2018.
Richard Ferrand, élu président de l'Assemblée nationale, le 12 septembre 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Sans surprise, Richard Ferrand, jusqu'alors patron des députés LREM, a été élu, mercredi 12 septembre, président de l'Assemblée nationale. Élu avec 254 voix, soit 52,4% des suffrages exprimés, Richard Ferrand n'a toutefois pas fait l'unanimité au sein des députés LREM. Sur les 312 députés du groupe majoritaire, 58 ne lui ont pas donné leur voix. Le député du Finistère s'installe au perchoir avec 99 voix de moins que son prédécesseur François de Rugy, appelé au gouvernement pour reprendre le ministère de la Transition écologique délaissé par Nicolas Hulot.

Les quatre autres prétendants à la présidence de l'Assemblée arrivent tout de même loin derrière lui, en nombre de voix : la vice-présidente de l'Assemblée Annie Genevard (LR) a récolté 95 voix, Marc Fesneau (MoDem) 86 voix, a candidate socialiste Ericka Bareigts suit avec 31 voix et la candidate La France insoumise Mathilde Panot ferme la marche avec 17 voix.

Un incontournable de la "Macronie"

Richard Ferrand est un incontournable de la "Macronie", parfois contesté dans son rôle de patron des députés LREM, et affaibli par l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Parlementaire méconnu il y a encore deux ans et désormais quatrième personnage de l'Etat, l'ancien socialiste a émergé dans le sillage d'Emmanuel Macron, dont il fut un des premiers soutiens.

Son nom a émergé comme une évidence pour certains quand il a fallu remplacer François de Rugy. "Il faut quelqu'un qui soit solide à la tête de l'Assemblée", résume ainsi le patron des sénateurs LREM, François Patriat, en pensant à "l'année difficile", ponctuée de textes importants, qui se profile. Poser ses valises à l'hôtel de Lassay va néanmoins sonner comme une respiration pour Richard Ferrand, éprouvé par 15 mois parfois électriques à la tête du contingent LREM de l'Assemblée, entre premiers pas des uns, ego des autres, ambitions, couacs et psychodrames.