Affaire Karachi : un premier procès s'est ouvert à Paris

Le volet financier de cette affaire tentaculaire est jugé à partir de lundi 7 octobre. Six hommes sont soupçonnés d'avoir mis en place un système de rétrocommissions pour financer une campagne électorale.

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Le tribunal de Paris va juger à partir du lundi 7 octobre une affaire vieille de vingt-cinq ans, qui mêle ventes d'armes, secrets d'État et financement politique. Sur le banc des prévenus, Nicolas Bazire, ancien bras-droit d'Édouard Balladur, Premier ministre entre 1993 et 1995 et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1995. Sont également présents Thierry Gaubert, à l'époque collaborateur de Nicolas Sarkozy, et Renaud Donnedieu de Vabres, collaborateur du ministre de la Défense de l'époque, François Léotard.

Rétrocommissions occultes

Tous les trois sont soupçonnés d'avoir participé à un financement illégal de la campagne d'Édouard Balladur en 1995. Un an auparavant, des sous-marins ont été vendus par la France au Pakistan. Pour obtenir ces contrats, des commissions ont été versées par la France au Pakistan, ce qui était légal à l'époque. Mais ce qui ne l'est pas, c'est qu'une partie de cet argent est revenu en France de manière occulte.

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Edouard Balladur, alors Premier ministre, et son directeur de campagne de l\'époque, Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994 à Paris.
Edouard Balladur, alors Premier ministre, et son directeur de campagne de l'époque, Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994 à Paris. (GERARD FOUET / AFP)