VIDEO. Affaire Denis Baupin : pour son épouse, Emmanuelle Cosse, "il faut que cela soit réglé devant la justice"

La ministre du Logement était l'invitée de France Info, mardi 10 mai.

Les écologistes Denis Baupin et Emmanuelle Cosse, lors d\'un conseil fédéral d\'EELV à Paris, le 17 janvier 2014.
Les écologistes Denis Baupin et Emmanuelle Cosse, lors d'un conseil fédéral d'EELV à Paris, le 17 janvier 2014. (ZIHNIOGLU KAMIL / SIPA)

Emmanuelle Cosse sort de son silence. Invitée mardi 10 mai sur France Info, la ministre du Logement, épouse de Denis Baupin, est revenue sur les accusations d'agression sexuelle contre son mari"On parle de faits qui sont d'une extrême gravité. Et si ces faits sont avérés, il faut que ça soit réglé devant la justice", a-t-elle déclaré, précisant que "si ces faits ne sont pas avérés, il faut aussi que cela soit réglé devant la justice".

La ministre a déclaré qu'elle avait appris en même temps que tout le monde, "hier", ces accusations : "Je vais vous dire les choses assez simplement : j'ai été très touchée en tant que femme, en tant que compagne, en tant que mère et aussi en tant que ministre". "Les questions de violences faites aux femmes ont toujours fait partie de mon combat politique", a rappelé l'ancienne militante d'Europe Ecologie-Les Verts.

"Il est extrêmement important que le combat de la cause des femmes ne soit pas abandonné"

"Je n'ai pas de trouble et si votre question est de savoir si j'ai confiance en mon conjoint, oui", a répondu Emmanuelle Cosse, interrogée sur l'accumulation des témoignages contre son mari. Elle a par ailleurs assuré qu'elle n'avait "jamais été saisie, à aucun moment, de signalements sur des faits de harcèlement sexuel ou d'agression sexuelle" lorsqu'elle était à la tête du parti écologiste, c'est-à-dire entre décembre 2013 et février 2016.

Soucieuse qu'on "comprenne bien qu['elle] fai[t] la part des choses", Emmanuelle Cosse a ajouté qu'elle allait "continuer tous les jours [son] combat pour le logement pour tous" à la tête de son ministère et qu'elle allait "poursuivre [son] engagement politique""D'une part, le débat et l'affaire qui concernent Denis Baupin doivent se faire devant la justice, et ensuite il est extrêmement important que le combat de la cause des femmes ne soit pas abandonné, ne soit pas lâché dans cette affaire", a-t-elle insisté.