Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a de nouveau été entendu par la police mercredi à Paris

Les enquêteurs souhaitaient l'interroger sur les modalités d'attribution de sa Légion d'honneur, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Pascal Wilhelm.L'audition intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence susceptible d'impliquer le ministre du Travail, Eric Woerth.

Patrice de Maistre (juillet 2010)
Patrice de Maistre (juillet 2010) (France 2)

Les enquêteurs souhaitaient l'interroger sur les modalités d'attribution de sa Légion d'honneur, a indiqué à l'AFP son avocat, Me Pascal Wilhelm.

L'audition intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence susceptible d'impliquer le ministre du Travail, Eric Woerth.

Patrice de Maistre était entendu dans le cadre d'une "reprise de garde à vue", les enquêteurs disposant encore de plusieurs heures pour l'entendre après les deux auditions de juillet, a précisé en fin de journée le parquet de Nanterre.

Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt s'était fait remettre la Légion d'honneur en janvier 2008 par Eric Woerth, à l'époque ministre du Budget alors que l'épouse de ce dernier, Florence Woerth, travaillait depuis trois mois dans la société du gestionnaire. La décoration lui avait été attribuée dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007 sur le contingent du ministère de l'Economie.

Fin juillet, le parquet s'était vu remettre par la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur le dossier de proposition de l'homme de confiance de Liliane Bettencourt au grade de chevalier de la Légion d'honneur.

Les enquêteurs ont procédé cet été aux auditions de deux proches d'Eric Woerth qui seraient intervenus dans l'attribution de la décoration à Patrice de Maistre, selon France Inter et Le Point. L'un d'eux, Eric de Serigny, banquier et membre du Premier cercle, qui réunit d'importants contributeurs au financement de l'UMP, a reconnu avoir "soutenu" cette demande.

Le Canard enchaîné affirme de son côté que le contenu du dossier de la Grande Chancellerie "montre que la demande de décoration a été traitée à l'origine - soit en mars 2007 - par le cabinet de (Nicolas) Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de (Jacques) Chirac".