Copé "solidaire" de Guaino face au juge Gentil

Le juge Gentil a annoncé qu'il allait déposer plainte contre Henri Guaino qui l'avait accusé d'avoir "déshonoré la justice" en mettant en examen Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé, à Paris, le 23 mars 2013.
Jean-François Copé, à Paris, le 23 mars 2013. (PIERRE VERDY / AFP)

La tension reste vive après la mise en examen de Nicolas Sarkozy par le juge Jean-Michel Gentil dans l'affaire Bettencourt. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est déclaré dimanche 24 mars "solidaire de la liberté d'expression d'Henri Guaino".

Ce dernier a accusé le juge Gentil ayant mis en examen l'ex-président d'avoir "déshonoré la justice". "S'il advenait qu'Henri Guaino fasse l'objet d'une procédure pour ce qu'il a dit, je serais solidaire de lui", a déclaré Jean-François Copé, invité du "Grand rendez vous" Europe 1/Itélé/Le Parisien.

"Liberté d'expression"

L'avocat du juge d'instruction Jean-Michel Gentil a annoncé samedi l'intention de ce dernier de porter plainte contre Henri Guaino, député UMP et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, en raison de ces propos. "Pour ce qui me concerne, je n'ai pas tenu les propos d'Henri Guaino mais je peux vous dire qu'en tant que président de l'UMP, je suis solidaire de sa liberté d'expression", a dit Jean-François Copé.

Il a aussi fait allusion à la tribune cosignée par le juge Gentil en juin 2012 sur les insuffisances de la lutte anti-corruption sous le quinquenat de Nicolas Sarkozy. "Je considère qu'à partir du moment où des magistrats s'expriment dans une tribune dans la presse, c'est d'ailleurs leur droit, ils ne peuvent pas dans le même temps interdire à des responsables politiques de s'exprimer à leur tour", a-t-il lancé. "On peut les uns et les autres s'interroger sur le contenu d'une tribune de magistrats qui mettent en cause la politique menée par un chef de l'Etat d'un point de vue judiciaire comme ils l'ont fait, pour ensuite se trouver dans une situation d'être eux-mêmes en charge d'un dossier le concernant".