Affaire Bettencourt : le procès fixé au 26 janvier 2015 à Bordeaux

Il s'agit du principal volet de l'affaire, qui concerne des faits d'abus de faiblesse. Au terme d'une procédure monumentale, le procès pourrait durer cinq semaines.

Liliane Bettencourt, l\'héritière de L\'Oréal, à Paris, le 12 octobre 2011.
Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, à Paris, le 12 octobre 2011. (FRANÇOIS GUILLOT / AFP)

Ce sera l'un des procès les plus attendus de l'année 2015. Le principal volet de l'affaire Bettencourt, portant sur de présumés abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de L'Oréal, sera jugé à partir du 26 janvier 2015 devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, indique mardi 29 avril une source judiciaire.

Ce procès se tiendra, a priori pendant quatre semaines, dans les locaux de la cour d'appel de Bordeaux, même si le tribunal se réserve la possibilité de le prolonger pour une cinquième semaine si nécessaire. Selon Sud Ouest, le procès aurait pu se tenir à l'automne mais de "possibles mutations de magistrats les ont convaincu de différer les dates", afin qu'ils aient le temps de se familiariser avec ce dossier tentaculaire.

Une dizaine de personnes sont renvoyées devant la justice, parmi lesquelles l'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, et l'ex-homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre. Eric Woerth est poursuivi pour recel d'une somme remise par Patrice de Maistre, tandis que ce dernier est soupçonné d'abus de faiblesse et de blanchiment.

Un non-lieu pour Nicolas Sarkozy

Figure aussi celui qui est à l'origine de cette tentaculaire affaire, l'artiste François-Marie Banier. Fin 2007, Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de la milliardaire, avait déposé plainte contre lui. Avec son compagnon Martin d'Orgeval, François-Marie Banier est soupçonné d'abus de faiblesse et blanchiment.

Au fil de l'instruction, complexe, conduite par les juges Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, douze personnes avaient été mises en examen, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'Etat, un temps soupçonné d'abus de faiblesse, a finalement bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire.