"Il est aimé, même s'il a fait des bêtises" : à Levallois-Perret, certains habitants continuent de soutenir Patrick Balkany après son procès

Alors que le procès du couple vient de s'achever, certains Levalloisiens soutiennent toujours l'élu. 

Patrick Balkany avant d\'arriver à son procès avec l\'un de ses avocats, le 19 juin 2019. 
Patrick Balkany avant d'arriver à son procès avec l'un de ses avocats, le 19 juin 2019.  (MAXPPP)

Fin de procès pour le couple Balkany. Le maire de Levallois-Perret et son épouse étaient jugés pour "fraude fiscale", "blanchiment de fraude fiscale" et "corruption". Ils sont soupçonnés d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoir au fisc entre 2007 et 2014. Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 13 septembre pour le premier volet de l'affaire et le 18 octobre pour le second. En attendant la décision de justice, certains habitants de Levallois-Perret trouvent de nombreuses circonstances atténuantes à l'édile. 

"C'est quelqu'un que j'admire beaucoup" 

"Il est aimé, même s'il a fait des bêtises", explique Jean-Pierre accoudé à la terrasse d'un café. Cet habitant a suivi "les infos sur le procès". Dans ce quartier populaire appelé Alsace, les Levalloisiens n'ont pas grand chose à reprocher à leur maire. "C'est quelqu'un que j'admire beaucoup, explique Jessie, âgée de 37 ans. Grâce à lui on a un beau centre commercial, je suis très contente, d'ailleurs j'y vais tous les jours". 

Tant mieux pour lui quelque part s'il a de l'oseille comme on ditJessieà franceinfo

Quincy, un grand jeune homme a l'allure sportive de 29 ans doit beaucoup à la mairie : "Je suis éducateur sportif, j'ai passé mon diplôme grâce à la mairie. Mon début de carrière je le dois à la ville, clairement je peux pas cracher dessus". 

Certains ont des rapports houleux avec la mairie 

Dans un autre quartier de la ville, le gérant du café de France entretient depuis 15 ans des rapports difficiles avec la mairie. Pascal Pelissier, le gérant, dit avoir reçu "des menaces et il y a aussi eu la suppression de ma terrasse qui est un acte assez rare". Il dénonce même des pratiques plus que douteuses : "Je ne vais pas vous donner le prix d'un rendez-vous avec le maire, mais il a un prix. Ça veut dire que pour rencontrer le maire on passe vous voir en vous disant 'avec tes problèmes, tu devrais aller le voir mais il faut savoir être généreux'. Je ne sais pas être généreux, je sais être honnête", affirme-t-il. 

Avec ces ennuis judiciaires, Patrick Balkany n'est pas sûr de pouvoir se représenter aux prochaines municipales. Lies Messatfa, qui a lancé une liste de rassemblement, évoque un changement d'époque. "On arrive à la fin d'un cycle, le procès en est un signe. Notre ville mérite qu'on ne soit pas dans une attente d'un procès de sa chute ou de sa suite". En attendant son jugement à la rentrée, Patrick Balkany continue d'assister aux festivités de sa ville, à la rencontre des habitants, comme si de rien n'était.