VIDEO. Dati "réticente" au "comité autodésigné" Juppé-Raffarin-Fillon à la tête de l'UMP

La maire UMP du 7e arrondissement de Paris aurait préféré des personnalités "neutres".

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L'UMP a beau avoir contraint à la démission prochaine son président contesté, Jean-François Copé, la crise n'est pas finie pour autant au sein du parti, plongé en pleine tourmente par les accusations de fausses factures de l'affaire Bygmalion. Rachida Dati a confié au micro de RTL, mercredi 28 mai, qu'elle restait "réticente" au "comité autodésigné" pour succéder à Jean-François Copé.

Des sympathisants UMP pourraient se porter partie civile 

L'eurodéputée aurait préféré aux trois anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, des personnalités "neutres", "qui n'ont pas été complices de ces haines fratricides". L'ex-Garde des sceaux a relevé que, depuis la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, l'UMP, "ce n'était plus un parti, c'était des clans", avec "des fracturations à petit feu" et des dirigeants qui "généraient des haines"Pendant la guerre Copé-Fillon de l'automne 2012 pour la présidence de l'UMP, la maire du 7e arrondissement de Paris, qui avait par le passé affronté François Fillon pour le siège de député de l'arrondissement, avait pris fait et cause pour le député-maire de Meaux. 

L'eurodéputée UMP Rachida Dati a en outre évoqué la possibilité que des sympathisants de son parti sollicités pour la collecte "sarkothon" soient partie civile dans l'affaire Bygmalion.

La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 10 février 2014, lors d\'un meeting de son parti, à Paris.
La maire UMP du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, le 10 février 2014, lors d'un meeting de son parti, à Paris. (JOEL SAGET / AFP)