VIDEO. Le bras droit de Copé avoue que des meetings de Sarkozy ont été indûment facturés à l'UMP

"Les dépenses ont explosé et ont été beaucoup plus importantes que le volume autorisé" par la loi, a-t-il expliqué sur BFMTV. Il affirme néanmoins que Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy n'étaient pas au courant.

Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, le 25 novembre 2012.
Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, le 25 novembre 2012. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a reconnu, lundi 26 mai sur BFMTV, qu'il y avait eu un "dérapage" dans les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy. "Il y a eu de factures présentées à l'UMP pour des dépenses faites pour la campagne" de Sarkozy en 2012, a-t-il expliqué après de nouvelles révélations dans l'affaire Bygmalion. Et ce au-délà du plafond autorisé par la loi.

VALERIE ASTRUC et CLAIRE-MARIE DENIS - FRANCE 2

Lavrilleux déclare les larmes aux yeux : "Copé... par BFMTV

L'actuel bras droit du président de l'UMP était le codirecteur de la campagne de Nicolas Sarkozy. Il a expliqué à BFMTV que l'organisation des nombreux meetings de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy avait "coûté de l'argent que ne nous permettaient pas d'absorber les comptes de campagne". "Il y a eu un dérapage sur le nombre d'événements organisés dans le cadre de cette campagne", a-t-il reconnu, aux bords des larmes et la gorge nouée. "Les dépenses ont explosé et ont été beaucoup plus importantes que le volume autorisé", a-t-il affirmé.

"Un train qui filait à toute vitesse"

Ces révélations corroborent les déclarations de l'avocat de Bygmalion, qui avait affirmé un peu plus tôt dans la journée que les "fausses factures" ont été établies "à la demande de l'UMP" afin de dissimuler les comptes de campagne. Autrement dit, des dépenses de campagne ont été pris en charge par l'UMP pour éviter de dépasser le plafond de dépenses imposées par la loi. Malgré ces aveux, il a ménagé Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé, avec qui il n'aurait "jamais discuté" de ce sujet. Il affirme donc qu'ils n'étaient pas au courant.

"Je prends ma part de responsabilité", a affirmé Jérôme Lavrilleux, qui regrette de n'avoir "pas tiré la sonnette d'alarme dans un train qui filait à toute vitesse". Lors de cet entretien, Jérôme Lavrilleux a aussi assuré qu'il n'y avait "aucun enrichissement personnel", et évoqué, les yeux rougis, ses origines modestes, "son père garagiste", son "crédit sur 14 ans", sa "maison" qu'il "retape tous les week-ends".