Affaire Bygmalion : Rémy Pflimlin dément toute "irresponsabilité" de France Télévisions

Le président de France Télévisions s'exprime dans "Le Monde", après que son prédécesseur Patrick de Carolis a décidé de suspendre ses activités pour le groupe audiovisuel public.

Le siège de France Télévisions, à Paris, le 18 février 2008.
Le siège de France Télévisions, à Paris, le 18 février 2008. (JEAN AYISSI / AFP)

Rémy Pflimlin salue la décision de son prédécesseur, Patrick de Carolis. Mis en examen pour "favoritisme" dans l'enquête sur des contrats entre France Télévisions et la société de communication Bygmalion, l'ancien PDG du groupe audiovisuel a annoncé, jeudi 5 juin, qu'il suspendait son activité à l'antenne de France 3, "le temps de défendre son honneur".

"Nous n'avons pas réagi tardivement : lorsque les auditions par la justice commencent, les explications que donne Patrick de Carolis sont dignes de confiance", affirme Rémy Pflimlin dans une interview au Monde. L'actuel PDG de France Télévisions raconte avoir "examiné la situation" avec son prédécesseur, en prenant en compte un "point central" : "la confiance du téléspectateur".

Des contrats avec Bygmalion jusqu'en 2013

Il revient par ailleurs sur l'arrêt, à sa prise de fonctions en 2010, de certains contrats avec Bygmalion. A son arrivée, "France Télévisions s'est mis en mode 'économies', nous avons réduit certaines des nombreuses prestations", explique-t-il, y compris avec la société de communication aujourd'hui embourbée dans un large scandale avec l'UMP.

Rémy Pflimlin défend cependant sa décision d'avoir conservé deux contrats avec Bygmalion jusqu'en 2013. "Ces prestations correspondaient à des activités nécessaires, notamment pour répondre aux nombreux e-mails et courriers des téléspectateurs, affirme-t-il. La veille internet et l'e-réputation, à l'époque, étaient par ailleurs des prestations novatrices, peu répandues."

Depuis, les prestations concernées ont été mises en concurrence, précise Rémy Pflimlin, et les contrats "aujourd'hui confiés à d'autres prestataires, à prix plus bas". Le PDG de France Télévisions défend le caractère "intègre" des collaborateurs du groupe. "On ne peut pas laisser croire qu'il y a une forme d'irresponsabilité", conclut-il.