3% de déficit en 2013 : l'engagement des socialistes

Rappelant que les députés PS refusent de voter la règle d'or voulue par Nicolas Sarkozy, Jean-Marc Ayrault affirme que la maîtrise de la dette et la diminution des déficits sont la priorité de son camp pour 2012.

Le chef de file des députés socialistes ce mercredi matin au micro d\'Europe1
Le chef de file des députés socialistes ce mercredi matin au micro d'Europe1 (Europe1)

Rappelant que les députés PS refusent de voter la règle d'or voulue par Nicolas Sarkozy, Jean-Marc Ayrault affirme que la maîtrise de la dette et la diminution des déficits sont la priorité de son camp pour 2012.

"Nous souhaitons redresser le pays", assure Jean-Marc Ayrault ce matin sur Europe1. "Notre économie est en panne, on voit les chiffres du commerce extérieur, on voit le chômage monter, on voit les Français qui ont du mal à finir leurs fins de mois... Et donc il faut une autre politique."

Car pour le chef de file des députés socialistes, le plan de rigueur, discuté depuis mardi à l'Assemblée, "s'apparente à du bricolage et du rafistolage" : "les dix milliards (d'euros) du plan d'économie que l'on nous présente représentent moins d'un dixième des cadeaux fiscaux accordés aux plus aisés de nos concitoyens et aux entreprises".

Quant à la règle d'or que les élus PS refusent de voter, le soutien de François Hollande à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle déclare : "nous ne sommes pas là pour servir de marchepied à Sarkozy qui veut blanchir son bilan".

"Inscrire un texte supplémentaire dans la constitution, ça va changer quoi ?", interroge aujourd'hui le député-maire de Nantes avant de rappeler : "la France s'est déjà engagée à ne pas dépasser 3% de déficit avec la création de l'euro, le traite de Maastricht".

"Nous nous engageons devant les Français à ce que pour 2013 on revienne à 3% de déficit", annonce Jean-Marc Ayrault. Une position que partagent son favori François Hollande et sa rivale à la primaire socialiste Martine Aubry.

"Nous l'atteindrons, à la fois par des efforts budgétaires mais aussi par des choix prioritaires", explique l'édie nantais qui promet "une grande réforme fiscale". Mais soucieux de ne pas surenchérir dans les mesures d'austérité, il jure que les priorités de politique publique socialistes seront : la jeunesse, l'éducation, la santé et la sécurité.

Voir la video