Obésité : gérer une lourde perte de poids

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 22/06/2013Durée : 00h40

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Retour sur un reportage que nous vous proposions il y a sept mois. Nous avions alors suivi trois patientes d'une clinique spécialisée dans le traitement de l'obésité à Dijon. Trois femmes âgées de 20 à 25 ans qui devaient tenter de perdre du poids. En France, aujourd'hui, 15% de la population, soit près de 7 millions de personnes, souffrent de surcharge pondérale. Voyons donc ce soir comment Déborah, Vanessa et Alice ont abordé cette bataille.

C'est la "nouvelle Alice". En 7 mois, cette ancienne obèse a perdu plus de 45 kg.

Mesdames, bonjour.

Dans le service de chirurgie, les infirmières ont du mal à la reconnaître.

Ça a été un choc de la revoir.

Oui, certains patients reviennent régulièrement, on voit l'évolution. Ils perdent 15 kg, puis 20, 25. Là, c'est tout d'un coup.

Je voulais un nouveau départ, une nouvelle vie.

La Alice d'avant existe encore.

Toujours, à l'intérieur.

En octobre dernier, nous avions suivi Alice pour son rendez-vous post-opératoire.

Moins 12 kg, c'est dans la très bonne moyenne.

Quel poids vous faisiez.

110 kg.

Vous avez du mal à le dire ? C'est dur d'avoir ce poids à 20 ans.

Déborah avait aussi eu recours à cette chirurgie. Les deux tiers de son estomac avaient été amputés.

C'est pas une chirurgie pour faire plaisir ou donner un poids idéal. Le but, c'est empêcher les maladies associées qui font la mortalité de l'obésité.

Aujourd'hui, débarrassée de 50 kg, elle peut tout se permettre avec son fils Noah.

T'as gagné. C'est le bonheur. Un peu essoufflée quand même, mais rien a voir avec avant.

Avant, c'était impossible.

Oui. Déjà marcher était un effort, alors courir.

Vous avez beaucoup de photos de vous avant.

Non, a partir d'un certain poids j'ai arrête de me faire photographier.

Il y a quelques mois, elle pesait 126 kg.

Je disais que j'étais ronde, pas obèse. Mais je savais que je faisais partie des obèses morbides. J'étais dans le seuil le plus grave. Je pouvais en mourir.

Ça vous fait quoi de la voir comme ça.

Ça fait plaisir d'être bien, de la voir bouger. Et je vois qu'elle est heureuse, bien dans sa peau. Elle revit. C'est une autre vie qui redémarre. rencontrions Amandine et son époux.

Presque à 2 ans de l'intervention. Le 11 juillet. Ça fait 46 kg que vous avez perdu. Qu'avez-vous mange hier soir.

Après l'intervention, le suivi médical est très strict.

La quantité, c'était quoi.

Une assiette à dessert,.

4 cuillères à soupe.

Avant l'opération.

J'étais comme ça.

Voilà ce que vous avez perdu : que de la masse grasse.

On mesure aussi l'impact psychologique de l'intervention.

Comment vous trouvez Amandine maintenant.

Toujours aussi magnifique.

A l'époque, Hervé était ému face a la transformation de son épouse.

C'est pas facile de voir les gens changer en si peu de temps. Il faut montrer qu'on est là, aider a ce que la personne apprenne a s'aimer.

Un couple sur 4 ne résiste pas à ce bouleversement.

Qu'elle ait envie d'être féminine.

C'est différent.

Il est jaloux maintenant, il regarde commentje m'habille pour sortir.

J'ai pas peur, je fais confiance, mais ça m'ennuie.

Qu'on me regarde. Moi, j'aime bien.

Amandine souffrait d'infertilité liée à son obésité. Mais le petit Louis est arrivé. En France, ce fléau touche près de 7 millions de personnes.

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