Yémen : HRW accuse l'Arabie Saoudite d'utiliser des armes interdites

Human Rights Watch assure disposer de photos, d'une vidéo et d'autres éléments crédibles qui prouvent que la coalition a utilisé des munitions à fragmentation.Et que celles-ci lui ont été fournies par les Etats-Unis. Ces sous-munitions sont interdites par un traité international datant de 2008.

(La coalition menée par l'Arabie saoudite veut faire reculer les Houthis, des rebelles chiites soutenus par l'Iran. © Maxppp)

Dans un communiqué publié ce dimanche,  Human Rights Watch affirme que des munitions en grappe ont été utilisées ces dernières semaines dans des frappes de la coalition sur le gouvernorat de Saada, bastion des rebelles Houthis dans le nord du Yémen. Elles semblent avoir atterri sur un plateau cultivé, à 600 mètres de zones habitées.  Ces sous-munitions, qui explosent après coup, posent des dangers à long terme pour les civils et sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie saoudite, les Etats-Unis et le Yémen.  "Ces armes ne devraient jamais être utilisées, en aucune circonstance", a affirmé Steve Goose, directeur à HRW qui suit les questions d'armements. 

 

 L'opération menée par l'Arabie Saoudite, et soutenue par Washington, a pour but de faire reculer les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran chiite et d’y rétablir le gouvernement légitime. Le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter ces dernières semaines. A tel point que la situation humanitaire a été qualifiée de “catastrophique ” par l’ONU.