Werner Greiner, otage suisse enlevé le 22 janvier au Niger par al-Qaïda au Maghreb, a été libéré dimanche au Mali

"Il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en passant d'abord par Bamako", selon des autorités locales. Il a été libéré dans la région désertique de Gao.Il avait été capturé au Niger voisin, en même temps que trois autres touristes, parmi lesquels le Britannique Edwin Dyer qui, lui, avait été assassiné par les ravisseurs.

(AFP)

"Il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en passant d'abord par Bamako", selon des autorités locales. Il a été libéré dans la région désertique de Gao.

Il avait été capturé au Niger voisin, en même temps que trois autres touristes, parmi lesquels le Britannique Edwin Dyer qui, lui, avait été assassiné par les ravisseurs.

Il s'agissait du dernier otage occidental encore détenu par la branche maghrébine d'al-Qaïda. Les deux autres otages avaient été libérés.

La santé de l'otage suisse avait un temps beaucoup inquiété, car il paraissait très souffrant et ne s'alimentait "presque plus", selon les propos d'un élu du nord du Mali impliqué dans les négociations pour obtenir sa libération.

Les combattants d'al-Qaïda au Maghreb islamique avaient fixé un ultimatum au 26 juin dernier mais n'avaient pas tué l'otage. Par contre, le 3 juin 2009, les ravisseurs avaient annoncé avoir tué un touriste britannique, Edwin Dyer, acte condamné par le Premier ministre britannique Gordon Brown comme un acte de terrorisme "barbare".

La Suisse s'était alors dite "bouleversée" par la nouvelle tout en indiquant que cet "acte barbare" n'empêchera pas les "efforts intenses" de Berne pour obtenir la libération de l'otage suisse.

Le groupe réclamait 10 millions d'euros en échange de la libération du ressortissant suisse, selon le quotidien algérien el-Khabar.

Les deux autres personnes, qui faisaient également partie du groupe des quatre touristes européens capturés au Niger le 22 janvier, ensuite apparemment détenus dans le Sahara, avaient été libérées le 22 avril dernier. L'Allemande Marianne Petzhold et la Suissesse Gabriella Burco Greiner avaient été relâchées dans le nord du Mali, avec deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, retenus eux aussi par l'ex-GSPC. Quatre jours plus tard, le groupe avait affirmé qu'il s'était agi d'un échange contre quatre de leurs combattants.

Selon une source malienne proche des négociations, Edwin Dyer et l'otage suisse étaient aux mains d'un groupe dirigé par l'Algérien Abdelhamid Abou Zeid.

Bamako mène la lutte antiterroriste
A la suite de l'exécution de l'otage britannique, la lutte contre le terrorisme menée par les autorités de Bamako s'est intensifiée, et les affrontements avec al-Qaïda au Maghreb islamique se sont multipliés.

Selon l'armée malienne, des "dizaines" de personnes sont mortes le 4 juillet dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali dans les affrontements les plus meurtriers signalés jusqu'ici entre la branche maghrébine d'al-Qaïda et l'armée malienne.

Le 17 juin, l'armée malienne avait annoncé avoir tué 26 "combattants islamistes" en attaquant, pour la première fois, une base de la branche maghrébine d'al-Qaïda sur son sol. L'opération avait été menée dans l'extrême nord du Mali, à la frontière avec l'Algérie, sur le territoire de la localité de Garn-Akassa.