Vote du budget au Congrès US : Obama maintient la pression

A quelques heures de la paralysie budgétaire potentielle de tout le pays, Barack Obama a fait un discours lundi soir. Alors que le Congrès doit parvenir à un accord sur la loi de finances d'ici minuit (6h à Paris), le président américain a affirmé qu'il ne céderait pas à la "rançon" des républicains du Congrès. Ils rejettent notamment la réforme du système de santé.

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"Shutdown ", paralysie.
Le terme a été utilisé à de nombreuses reprises par Barack Obama lundi soir. Le
Congrès doit voter le budget (dont la fameuse réforme de santé Obamacare) mais un bras de fer entre républicains et démocrate
va vraisemblablement faire échouer les négociations. Si la loi de finance n'est pas votée, 800.000 fonctionnaires
seront au chômage technique dès mardi. "Une paralysie de l'Etat
aurait des effets très concrets sur l'économie
", a déclaré Barack Obama
lundi soir. 

Une
paralysie du pays "ne doit pas arriver" (Barack Obama)

Avec fermeté, le
président a prévenu qu'il ne lâcherait rien sur l'Obamacare : "La réforme du système de santé sera menée à
bien quoi qu'il arrive
", autrement dit, pas la peine de bloquer le vote
du budget, la loi prendra effet ce mardi. Barack Obama a admis que le "temps
pressait
", et qu'il espérait un accord de dernière minute. Il a cependant exclu de
céder à la demande de "rançon " émanant, selon lui, des républicains
du Congrès.

Les parcs et les musées fermés

Lors
de son discours, qui a duré une dizaine de minutes, le président a également
fait la liste de ce qui sera fermé et ce qui sera ouvert ce mardi si aucun
accord n'est trouvé. Les agents fédéraux ne seront plus payés, mais ils
viendront au travail pour sécuriser leur poste et rassembler leurs affaires.

Les allocations sociales
continueraient à être versées et que les forces armées poursuivraient leur
mission. François Durpaire, spécialiste des Etats-Unis, explique que les musées nationaux et les parcs seront fermés. Les Etats-Unis ont déjà subi une paralysie budgétaire en 1995, sous la
présidence de Bill Clinton.