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Vingt-sept femmes de rabbins ont signé un manifeste appelant les juives d'Israël à éviter toute relation avec les Arabes

Dans ce texte, les femmes de rabbins soulignent que les juives "doivent s'abstenir de collaborer ou d'effectuer un service national" avec leurs compatriotes arabes et ajoutent qu'"il leur est fortement déconseillé d'avoir des relations sentimentales" avec ces derniers.
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Un juif orthodoxe devant des affiches représentant Shimon Peres coiffé d'un keffieh pour le dénoncer comme pro-arabe (AFP/MENAHEM KAHANA)
Dans ce texte, les femmes de rabbins soulignent que les juives "doivent s'abstenir de collaborer ou d'effectuer un service national" avec leurs compatriotes arabes et ajoutent qu'"il leur est fortement déconseillé d'avoir des relations sentimentales" avec ces derniers.

Le manifeste met en garde les jeunes filles juives contre les tromperies auxquelles les jeunes Arabes auraient recours pour les séduire, notamment l'hébraïsation de leurs patronymes ou "une gentillesse affectée".

Parmi les signataires de cet appel, on relève notamment la bru du rabbin Ovadia Yossef, le chef spirituel du parti orthodoxe sépharade Shass (11 élus), l'épouse du rabbin Lior de la colonie de Kyriat Arba (Cisjordanie) ou encore l'épouse du rabbin Zalman Melamed de la colonie de Beit El (Cisjordanie).

300 rabbins israéliens contre la vente ou la location de maisons à des non-juifs
La pétition a été publiée par l'organisation Lehava d'extrême droite nationaliste et religieuse vouée à la lutte contre les mariages entre Juifs et Arabes en Israël, qui se réclame de l'héritage spirituel du rabbin Méir Kahana.

Chef du mouvement Kach d'inspiration raciste anti-arabe décrété hors-la-loi en 1994, le rabbin Kahana a été assassiné en 1990 à New York par un Egyptien.

Quelque 300 rabbins israéliens ont récemment fait scandale en publiant un lettre dans laquelle ils appelaient à interdire la vente ou la location de maisons à des non-juifs, visant ainsi la minorité arabe en Israël.

Plusieurs d'entre eux ont depuis retiré leur signature face au tollé provoqué et au refus des dirigeants spirituels du judaïsme orthodoxe de s'associer à la pétition.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Shimon Peres ont désavoué ce texte, ainsi que le rabbin Ovadia Yossef lui même.

Toutefois, aucune sanction n'a été prise à l'encontre des signataires de l'appel, des fonctionnaires de l'Etat assurant les services religieux (dont les mariages) dans les municipalités, ou des directeurs de yéchivot (séminaires talmudiques) en Israël ou dans les colonies de la Cisjordanie occupée.

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