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VIDEO | Le témoignage d'un Malien mutilé par les islamistes

L'avance des forces françaises au Nord du Mali se poursuit. Les villes de Kidal, Tombouctou et Gao ont été libérées. Gao où l'on découvre jour après jour les horreurs infligées par les islamistes à la population. Les envoyés spéciaux de France Info Sébastien Paour et Gilles Gallinaro ont rencontré un jeune homme de 22 ans mutilé par les djihadistes.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

Algalas, un jeune malien de 22 ans, a accepté de retourner dans la
prison de Gao, ville du nord du pays longtemps occupée par les
islamistes. Il y a trois mois mois, il a passé trois semaines dans une
cellule en compagnie de sept autres prévenus.

Son
crime ? Etre le frère d'un soldat, militaire dans l'armée officielle
malienne, et par conséquent ennemi des islamistes. Ces derniers décident
de faire un exemple avec Algalas. Un jour, ils le sortent de sa cellule et
le traînent contre un pillier du bâtiment :

"Ils ont coupé ma main avec un couteau. Moi même, j'ai regardé ma main ."

La place de l'indépendance rebaptisée place de la Sharia'a

On
le place au milieu de la cour de la prison pour le montrer en exemple
aux autres prisonniers. Les hommes qui lui ont fait ça, il les a
reconnus. Ce sont deux chefs de l'un des groupes islamistes qui occupaient
la ville depuis plusieurs mois. Maintenant qu'ils ont quitté Gao,
Algalas reprend goût à la vie. Pourtant, privé de son avant-bras droit,
à 22 ans, ce manœuvre ne pourra plus travailler sur les chantiers. 

Juste
avant lui, un autre homme avait été amputé de la main sur l'ancienne
place de l'indépendance que les islamistes avaient rebaptisée place de la
Sharia'a.

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