Venezuela : Nicolas Maduro gracie plus de cent opposants à l'approche des législatives

Parmi les responsables politiques amnistiés, figure notamment Roberto Marrero, bras droit et chef de cabinet de Juan Guaido, leader de l'opposition vénézuélienne. 

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Roberto Marrero, chef de cabinet du leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido, quitte le siège du Service national de renseignement bolivarien (SEBIN) à Caracas (Venezuela), après avoir été gracié par le président Nicolas Maduro, le 31 août 2020. (FEDERICO PARRA / AFP)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a gracié, lundi 31 août, plus de cent opposants, dont des députés et des collaborateurs du chef de file de l'opposition Juan Guaido, "dans le but de promouvoir la réconciliation nationale", à trois mois de législatives que l'opposition appelle à boycotter.

Dans cette liste longue de 110 noms figurent des opposants détenus. D'autres sont en liberté ou en exil. Le gouvernement utilise ces grâces "comme monnaie d'échange" pour "légitimer une farce", c'est-à-dire les élections législatives du 6 décembre, que l'opposition compte boycotter, a réagi Juan Guaido.

On ne gracie pas des innocents ni ceux qui ont une immunité.

Juan Guaido

cité par l'AFP

La figure la plus emblématique de cette liste est Roberto Marrero, bras droit et chef de cabinet de Juan Guaido. Il avait été arrêté pour "terrorisme" et incarcéré en mars 2019, deux mois après que Juan Guaido s'est déclaré président par intérim du Venezuela, en janvier de cette année-là. Il a été libéré lundi soir.

Depuis janvier 2019, Juan Guaido, que près de soixante pays dont les Etats-Unis reconnaissent comme chef d'Etat par intérim, tente d'évincer Nicolas Maduro du pouvoir. Il estime que le président socialiste, qui jouit du soutien de Cuba, de la Chine et de la Russie, est un "usurpateur" après sa réélection "frauduleuse" lors de la présidentielle de 2018.

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