Venezuela : la crise et la misère, malgré le pétrole

Si le Venezuela possède d'importantes réserves de pétrole, les raffineries du pays tournent au ralenti, faute d'entretien et d'investissements au cours de ces dernières années.

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Pendant des heures, des Vénézuéliens font la queue devant les banques et les supermarchés. Ces familles sont touchées par des coupures d'eau et sont obligées de se servir dans les canalisations publiques. Le pays est frappé par des pénuries de produits alimentaires et de médicaments. Le Venezuela détient pourtant les plus grosses réserves de pétrole au monde. Au nord du pays, un ancien fleuron de l'industrie pétrolière est devenu une ville fantôme. La raffinerie tourne au ralenti. La production nationale de pétrole a chuté de 50 % en 10 ans, conséquence, pour certains, d'une gestion désastreuse depuis l'élection de Chavez. "Le pouvoir a arrêté d'investir et d'entretenir les raffineries", explique un employé.

De 1 300 à 6 dollars par mois

La chute des prix du baril en 2014 a sonné le glas d'une industrie déjà fragilisée. Fini le temps où un emploi dans la compagnie publique était une situation stable. De 1 300 dollars mensuels il y a trois ans, le salaire des employés que nous avons rencontré est passé à 6 dollars par mois. Paradoxalement, le pays est désormais obligé d'importer une partie du pétrole nécessaire à sa consommation. Le président Maduro accuse les sanctions économiques américaines qui sont, selon lui, à l'origine de la crise. Ces sanctions pourraient être aggravées s'il était réélu ce week-end

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Le pont Simon Bolivar à l’extrême ouest du Venezuela, désormais le plus usité pour fuir vers la ville colombienne de Cucuta. (GEORGE CASTELLANOS / AFP)