Crise au Venezuela : les Etats-Unis sanctionnent le "dictateur" Maduro

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a annoncé devant la presse à la Maison Blanche un "gel" des "tous les avoirs" que possèderait le président du Venezuela aux Etats-Unis.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin annonce des sanctions contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 31 juillet 2017.
Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin annonce des sanctions contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 31 juillet 2017. (JONATHAN ERNST / REUTERS)

Les Etats-Unis ont traité, lundi 31 juillet, le président vénézuélien Nicolas Maduro de "dictateur" en le comparant aux dirigeants syrien Bachar al-Assad et nord-coréen Kim Jong-Un et lui ont imposé des sanctions sans précédent en riposte à l'élection dans le sang d'une Assemblée constituante.

"Les élections illégitimes d'hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien", a tonné le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin en annonçant devant la presse à la Maison Blanche un "gel" des "tous les avoirs" que possèderait le président du Venezuela aux Etats-Unis.

Une décision rare pour l'administration américaine

Outre des sanctions visant le président Maduro - gel des avoirs et interdiction à tout ressortissant américain de commercer avec lui - "quiconque participerait à cette Assemblée constituante illégitime s'exposerait à d'autres sanctions américaines pour saper les processus et institutions démocratiques au Venezuela", a mis en garde le secrétaire au Trésor.

"Maduro n'est pas seulement un mauvais dirigeant, il est dorénavant un dictateur", a martelé aux côtés de Steven Mnuchin le conseiller à la Sécurité nationale du président Donald Trump, le général H.R. McMaster.

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice. Steven Munchin et H.R. McMaster ont souligné que M. Maduro était seulement le quatrième président à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un "club exclusif" composé des présidents syrien Bachar al-Assad, nord-coréen Kim Jong-Un et zimbabwéen Robert Mugabe.