Dimanche en politique, France 3

VIDEO. Benoît Hamon : "Les collectivités locales ont des vraies difficultés financières"

Benoît Hamon, ancien ministre, fondateur du mouvement Génération.s, est l'invité de "Dimanche en politique", dimanche 14 octobre, pour répondre aux questions de Francis Letellier.

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Le PS vient de voir partir son aile gauche, le parti communiste est divisé à un mois de son congrès, et au milieu de ce grand chambardement, Benoît Hamon pourrait avoir une carte à jouer aux élections européennes de 2019.

Le pape compare l'IVG au fait de donner la mort

Le pape François a tenu des propos anti-IVG, en posant notamment cette question : "Est-il juste d'avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ?" Déjà, en juin, il avait comparé l'IVG à l'eugénisme pratiqué par les nazis. La France aurait-elle dû réagir ? "Sans doute , parce qu'on est sur une déclaration qui tord un peu le cou à une idée selon laquelle le pape est plus progressiste que les autres", répond Benoît Hamon. Selon lui, le pape François aurait désormais un discours plus inspiré par l'Opus Dei et par l'aile conservatrice de l'Eglise que par les courants progressistes catholiques.

Sur le manque de réactivité d'Emmanuel Macron face aux propos du pape, ainsi que sur le recul de la légalisation de la PMA pour tou(te)s, Benoît Hamon juge que le chef de l'Etat est "d'une grande timidité sur ces sujets-là". "Aujourd'hui il cède devant les lobbies conservateurs", ajoute-t-il.

Taxe d'habitation, manifeste sur l'accueil des migrants...

Un bras de fer se joue actuellement entre Emmanuel Macron et les élus de 6 000 communes. Les collectivités locales "ont des vraies difficultés financières", rappelle Benoît Hamon, en soulignant la baisse des dotations de l'Etat. Selon lui, Emmanuel Macron savait que la taxe d'habitation allait augmenter dans beaucoup de communes.

Jean-Luc Mélenchon a refusé de signer le traité le manifeste pour l'accueil des migrants. "C'est un sujet de discorde. Je considère qu'il y a ici une digue, une digue fondamentale", soulève Benoît Hamon. Une gauche divisée sur le sujet des migrants. "Ce n'est pas vrai de penser que quelques migrants en plus vont fragiliser les droits des salariés ici", répond-il à ce discours qui existe à gauche.

Benoît Hamon à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), le 29 mai 2018.
Benoît Hamon à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), le 29 mai 2018. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)