Cet article date de plus de huit ans.

13 mai 1981. Un déséquilibré tire sur le pape Jean-Paul II

Le 13 mai 1981, Mehmet Ali Agca, membre de l'organisation nationaliste turque des «Loups gris», tente d'assassiner le pape Jean-Paul II, sur la place Saint-Pierre à Rome.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Le pape Jean-Paul II, grièvement blessé par balles, soutenu par ses gardes du corps, le 13 juin 1981. (Reuters)
Alors que le pape circule dans sa voiture découverte, à l’occasion de l'audience générale hebdomadaire devant 20 000 fidèles, Mehmet Ali Agca, armé d’un pistolet, fait feu à plusieurs reprises sur lui. Le pape, touché à l'abdomen, au bras gauche et à la main droite, perd une grande partie de son sang avant d'être hospitalisé. Mehmet Ali Agca est interpellé sur place et condamné plus tard à la prison à perpétuité.
 
Retour sur cet évènement tragique …

Les motivations d’Ali Agca, restent un mystère, et ses propos souvent délirants n'ont pas contribué à l'éclaircir, faisant planer le doute sur sa folie présumée. Il aurait ainsi affirmé être le «premier porte-parole universel de Dieu» et avoir refusé une offre du Vatican et du pape Jean Paul II de «monter à la tête du Saint-Siège», à condition de se convertir au catholicisme.
En Turquie, il avait déjà été condamné par contumace pour l'assassinat en 1979 d'un célèbre journaliste, Abdi Ipekçi, rédacteur en chef du quotidien Milliyet. Il avait en outre été condamné en 2000 à trente-six ans de prison pour deux attaques de banque commises dans les années 1970.
 
Portrait de cet ex-militant d'extrême droite …

Toutes les hypothèses, quant aux motifs d’agissement d’Ali Agca, ont été avancées. Ainsi, une commission d’enquête parlementaire italienne accuse les dirigeants soviétiques d’avoir commandité l’assassinat. De même, le Los Angeles Times, repris par l'International Herald Tribune, rapporte que la C.I.A estimait que les services secrets bulgares et le K.G.B étaient au courant des projets d'Ali Agca d’assassiner le pape, mais l'auraient laissé agir, sans le manipuler, étant donné son état de déséquilibre notoire.

A ce jour, le mystère Agca reste entier.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Vatican

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.