Washington aurait eu connaissance de projets d'arrestation du journaliste saoudien

C'est ce qu'affirme le "Washington Post" mercredi. Le journaliste a disparu depuis plus d'une semaine après s'être rendu au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Jamal Khashoggi, le 15 décembre 2014 Manama (Bahreïn).  
Jamal Khashoggi, le 15 décembre 2014 Manama (Bahreïn).   (MOHAMMED AL-SHAIKH / AFP)

Les services de renseignement américains avaient connaissance d'un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed ben Salmane, consistant à attirer le journaliste Jamal Khashoggi dans un piège pour l'arrêter, affirme mercredi 10 octobre le Washington Post.

Jamal Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir saoudien qui collabore au Washington Post, a disparu depuis plus d'une semaine après s'être rendu au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul (Turquie).

Capture ou meurtre ?

Des sources gouvernementales turques ont indiqué avoir des éléments accréditant la thèse d'une capture, voire d'un meurtre.

Selon le Washington Post, le journaliste de 59 ans, qui avait choisi de vivre aux Etats-Unis, avait fait part à plusieurs de ses amis de sa méfiance à l'égard de propositions qui lui auraient été faites par des responsables saoudiens. Il se serait vu offrir une protection ou même un emploi de haut niveau.

Riyad proche de l'administration Trump 

Le journal souligne qu'une implication personnelle de Mohammed ben Salmane, homme fort du régime saoudien, pourrait se révéler embarrassante pour l'administration Trump si elle était confirmée.

Le prince héritier entretient des liens étroits avec de hauts responsables américains, au premier rang desquels Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain Donald Trump.

Interrogé par les journalistes, le porte-parole adjoint du département d'Etat, Robert Palladino, a affirmé mercredi que les Etats-Unis n'étaient pas informés de menaces pesant sur Jamal Khashoggi.