Royaume-Uni : la police enquête sur la fuite de câbles diplomatiques confidentiels

L'ambassadeur britannique aux Etats-Unis a annoncé sa démission à la suite de publication dans la presse britannique de fuites de mémos diplomatiques peu flatteurs à l'égard de Donald Trump.

L\'ambassade britannique à Washington (Etats-Unis), le 10 juillet 2019.
L'ambassade britannique à Washington (Etats-Unis), le 10 juillet 2019. (SAUL LOEB / AFP)

La police britannique a annoncé, vendredi 12 juillet, avoir ouvert une enquête sur les fuites de câbles diplomatiques confidentiels qui ont entraîné la démission de l'ambassadeur du Royaume-Uni à Washington. Dans ces documents, le diplomate britannique Kim Darroch jugeait l'administration Trump "inepte" et "dysfonctionnelle". Le président américain lui avait répondu en le traitant de "stupide" et de "dingue" et avait fait savoir qu'il ne travaillerait plus avec lui.

A la suite de cette affaire, la police britannique a mis en garde les médias qui publieraient ces documents confidentiels. Le chef adjoint de Scotland Yard a enjoint quiconque serait en possession de documents gouvernementaux ayant fuité, citant "propriétaires, rédacteurs en chef ou éditeurs de médias traditionnels ou sociaux", de ne pas les publier et de les remettre aux autorités.

La publication de communications ayant fuité, sachant les dégâts qu'elles ont causées ou sont susceptibles de causer, peut constituer un délit pénal.Un responsable de Scotland Yarddans un communiqué

Interrogé par le quotidien conservateur The Telegraph, Bob Seely, député conservateur siégeant au comité des affaires étrangères de la Chambre des communes, a invité la police à "revoir sa position" redoutant que cela crée "un précédent très dangereux". Cité par le même journal, l'ancien ministre de la Culture John Whittingdale s'est aussi opposé à la poursuite de journalistes, estimant qu'ils "sont là pour rapporter des histoires, qu'elles soient ou non gênantes pour les personnes qui y sont mentionnées".