Un élu américain estime que les viols et les incestes ont assuré la survie de l'espèce humaine

L'ultraconservateur Steve King, opposé à l'avortement même en cas de viol, a scandalisé une large partie de la classe politique américaine. 

Steve King lors d\'une assemblée publique à Boone, dans l\'Iowa (Etats-Unis), le 13 août 2019. 
Steve King lors d'une assemblée publique à Boone, dans l'Iowa (Etats-Unis), le 13 août 2019.  (JOSHUA LOTT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Le républicain Steve King, 70 ans, avait déjà fait parler de lui pour ses déclarations en faveur du suprémacisme blanc. Cet élu américain ultraconservateur, fermement opposé à l'avortement dans toutes les circonstances, a de nouveau fait scandale mercredi 14 août en estimant que c'est grâce aux viols et aux incestes survenus au cours de l'histoire que l'espèce humaine a survécu.

Il défendait ses positions sur l'avortement, auquel il est opposé même en cas de viol ou d'inceste, au cours d'un discours devant un groupe de conservateurs à Urbandale, dans l'Iowa, l'Etat qu'il représente au Congrès.

"Et si on remontait tous les arbres généalogiques et qu'on en retirait ceux qui ont été le produit de viol ou d'inceste ? Est-ce qu'il resterait un humain dans le monde ?" s'est-il demandé. 

Vu toutes les guerres, tous les viols, tous les pillages qui ont eu lieu (...), je ne peux pas affirmer que je n'en suis pas le produit.Steve King dans un discours prononcé dans l'Iowa

Farouche soutien du président Donald Trump, férocement anti-immigration, Steve King est une personnalité controversée au Congrès, notamment en raison de déclarations racistes. L'an dernier, il avait été sanctionné par son propre parti pour avoir défendu le suprémacisme blanc.

Il est le "meilleur espoir" des démocrates pour garder le contrôle de la Chambre des représentants à Washington, a jugé Randy Feenstra, un élu local de l'Iowa qui fait campagne pour décrocher la nomination du parti républicain pour le siège de Steve King en 2020. Côté démocrate, les commentaires sont aussi peu amènes. "Il est temps de déloger ce fanatique", a réagi Julian Castro, ancien ministre au logement de Barack Obama et seul candidat hispanique dans la course.