Présidentielle américaine : les cinq théories les plus folles sur Hillary Clinton

Souvent alimentées par les partisans de Donald Trump, plusieurs théories plus ou moins farfelues circulent au sujet de la candidate démocrate à la Maison Blanche.

La candidate démocrate Hillary Clinton sort de l\'appartement de sa fille et monte dans une voiture, le 11 septembre 2016, à New York aux Etats-Unis.
La candidate démocrate Hillary Clinton sort de l'appartement de sa fille et monte dans une voiture, le 11 septembre 2016, à New York aux Etats-Unis. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

A en croire internet, Hillary Clinton serait une lesbienne meurtrière en très mauvaise santé. Les théories les plus spectaculaires circulent sur la toile à propos de la candidate démocrate à la présidentielle américaine. Plongée dans l'univers des complotistes et leurs révélations rarement fiables.

1Elle aurait un sosie pour la remplacer en cas de défaillance

Pratique d'avoir un sosie sous la main en cas de coup de moins bien. Les complotistes sont persuadés qu'Hillary Clinton a eu recours à un double, après son malaise lors des commémorations du 11-Septembre. Après s'être éclipsée en titubant de la cérémonie, la candidate démocrate a tenu à rassurer ses partisans en se montrant en pleine forme un peu plus tard dans la journée. Mais selon les complotistes, il ne s'agissait pas de la véritable Hillary.

Les internautes se livrent à des comparaisons physiques pointues pour étayer la théorie. Les fossettes sont différentes, l'index gauche est plus grand, elle est plus maigre... ils vont jusqu'à comparer la longueur des cheveux et la forme du menton. Le compte Twitter @WeNeedTrump, qui comme son nom l'indique ne cache pas sa sympathie pour Donald Trump, a dressé une liste de ces supposés différences physiques.

Les mots-dièses #HillaryBodyDouble et #Hillarysdouble recensent pas moins de 15 000 occurences depuis dimanche aux alentours de 19 heures (heure française), selon les statistiques disponibles sur le site Visibrain. La rumeur a même contraint la sosie professionnelle d'Hillary, Teresa Barnwell, à démentir sa présence à New York le jour du malaise de la candidate : "OK, les gens, calmez-vous. J'étais à Los Angeles aujourd'hui toute la journée. Je me moquais de vos délires conspirationnistes. Allez-vous coucher."

2Son garde du corps serait un médecin

La santé de la candidate démocrate est au cœur de la plupart des théories farfelues des pro-Trump. L'une d'elle affirme que le garde du corps, présent la plupart du temps aux côtés d'Hillary Clinton, serait en réalité son médecin personnel prêt à intervenir en cas de défaillance de la candidate. Des comptes Twitter tentent de démontrer cette théorie à l'aide de photos montrant des supposés badges de médecin et un stylo permettant de faire une injection en cas d'urgence.

Dans le même registre, Hillary Clinton cacherait sous ses vêtements du matériel médical, comme un défibrillateur ou un cathéter. Là encore, des internautes publient des photos censées apporter des preuves, mais il faut avoir l'œil fin ou l'imagination débordante...

3Elle serait bisexuelle

Il s'agit de vieilles rumeurs lâchées dans la presse, notamment par Gennifer Flowers, un ex-mannequin ayant entretenu une liaison avec Bill Clinton. "Bill m’a dit qu’il savait que Hillary était bisexuelle et que cela ne le dérangeait pas", avait déclaré en 2013 Gennifer Flowers dans le Daily Mail. Des rumeurs qui sont régulièrement reprises sur divers blogs complotistes. Une chaîne Youtube au sérieux plus que douteux consacre même une émission entière sur le sujet. L'émission a été vue plus de 180 000 fois. Tout de même.

4Elle aurait commandité le meurtre de quelqu'un

La mort de Seth Rich, un jeune employé du Comité national démocrate, a provoqué d'autres fantasmes. Comme le détaille Le Monde, l'homme a officiellement été assassiné à Washington au cours d'une tentative de vol qui aurait mal tourné, selon la police américaine. Seulement voilà, le site Wikileaks s'apprêtait à publier des documents révélant l'hostilité du camp démocrate envers Bernie Sanders, à l'époque rival d'Hillary Clinton dans la primaire démocrate.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange lui-même, a suggéré à la télévision néerlandaise qu'il s'agissait d'un meurtre en sous-entendant que Seth Rich, réputé pro-Sanders, était la source des documents. Très vite, la rumeur d'un assassinat par le clan Clinton prend de l'ampleur, que ce soit dans le camp des Républicains ou en Chine. Comme le détaille LCI, la Ligue de la jeunesse communiste a, par exemple, adressé un message à ses abonnés sur Weibo (le Twitter chinois) : "Les sources des e-mails fuités d'Hillary ont été assassinées les unes après les autres ? Voilà ce qu'est la démocratie occidentale !"

5Elle aurait été empoisonnée par le Kremlin

La théorie complotiste vient cette fois d'un médecin américain, célèbre pour avoir démontré la dangerosité des chocs pour les joueurs de football américain. Après l'annonce de la maladie de la candidate, Bennet Omalu conseille au clan Clinton de réaliser une analyse toxicologique du sang de la candidate démocrate : "Il est possible qu’elle ait été empoisonnée."

Le médecin dresse ensuite la liste de ses supects dans un autre message : "Je n’ai confiance ni en M. Poutine, ni en M. Trump. Avec ces deux, tout est possible." Les suspiscions de Bennet Omalu ont été relayées par le très sérieux Washington Post. Le journal n'oublie pas de rappeler que le Kremlin aurait déjà utilisé ces méthodes, et de citer le cas de l'ancien espion Alexander Litvinenko empoisonné au polonium.