Le FBI recommande de ne pas poursuivre Hillary Clinton dans l'affaire de ses e-mails

Le patron du FBI a tout de même pointé la "négligence extrême" de l'ancienne secrétaire d'Etat, qui a utilisé sa boîte mail personnelle plutôt que sa messagerie professionnelle sécurisée.

La candidate à la primaire démocrate pour la présidence américaine, Hillary Clinton, le 28 juin 2016 à Los Angeles (Californie).
La candidate à la primaire démocrate pour la présidence américaine, Hillary Clinton, le 28 juin 2016 à Los Angeles (Californie). (DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

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C'est peut-être la fin de l'affaire des e-mails qui empoisonne la campagne présidentielle d'Hillary Clinton depuis de longs mois. Le FBI a rendu les conclusions de son enquête, mardi 5 juillet. Le directeur de la police fédérale américaine recommande à la justice, à qui il a transmis le dossier, de ne pas poursuivre l'ex-secrétaire d'Etat et actuelle candidate démocrate à la présidence des Etats-Unis.

Entendue par le FBI

Le patron du FBI a tout de même pointé la "négligence extrême" de l'ex-Première dame, qui a utilisé sa boîte mail personnelle plutôt que sa boîte mail professionnelle sécurisée lorsqu'elle était cheffe de la diplomatie. Selon lui, certains de ses e-mails contenaient des informations classées "secret", et des gens mal intentionnés ont pu y avoir accès. 

Samedi matin, Hillary Clinton avait été entendue par les enquêteurs. Selon un proche, son entretien au siège du FBI, à Washington, a duré près de 3 heures et demie. La procureure générale des Etats-Unis avait annoncé son intention de suivre les recommandations du FBI.

Les républicains outrés

Rival annoncé de la candidate démocrate, Donald Trump a dénoncé sur Twitter un "système vicié" et une décision "injuste" de la part du FBI. "Le patron du FBI a dit qu'Hillary-la-crapule avait compromis notre sécurité nationale. Pas de condamnation ? Wow !" a-t-il encore écrit.

Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants, a de son côté dénoncé une décision "qui défie l'entendement""Ne pas poursuivre Hillary Clinton, qui a de manière absolument inconsciente transmis des informations relevant de la sécurité nationale, va créer un précédent terrible", a-t-il jugé dans un communiqué relayé sur son compte Twitter.