Election américaine : la Géorgie va procéder à un recomptage des voix en raison de ses scores trop serrés

Vendredi, avant la fin du dépouillement, les deux principaux candidats étaient chacun à 49,4% des voix.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Deux femmes participent au dépouillement, le 4 novembre 2020, à Atlanta (Géorgie). (JESSICA MCGOWAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Joe Biden et Donald Trump y sont dans un mouchoir de poche. L'Etat américain de Géorgie a annoncé, vendredi 6 novembre, qu'il allait procéder à un recomptage des votes de l'élection présidentielle. La course "reste trop serrée" et "le compte définitif en Géorgie (...) a d'énormes implications pour le pays tout entier", selon le secrétaire d'Etat local, le républicain Brad Raffensperger.

>> Election américaine : suivez notre direct

"Les enjeux sont gros et les nerfs à vif de tous les côtés, a-t-il ajouté. Nous ne laisserons pas ces débats nous distraire de notre travail. Nous ferons les choses comme il faut et nous défendrons l'intégrité de nos élections." Il a aussi précisé que la Géorgie permettait à des observateurs des deux équipes de campagne d'observer le comptage, après que Donald Trump, sans aucun élément de preuve, a affirmé que des fraudes étaient en cours à travers le pays.

Un recomptage permis par les textes

Les résultats, vendredi matin (vendredi après-midi à Paris), donnaient à Joe Biden une avance de tout juste 1 500 voix dans cet Etat du Sud-Est qui a toujours voté républicain depuis 1996. Un peu plus de 4 000 voix restaient encore à attribuer et les deux principaux candidats étaient tous les deux à 49,4% des voix.

Deux situations peuvent justifier un recomptage des voix en Géorgie. Quand l'écart est inférieur ou égal à 0,5%, une demande écrite du candidat donné perdant suffit. Second cas de figure : le perdant peut aussi faire une demande en cas "d'incohérence ou d'erreur" dans la répartition des voix, auquel cas la décision est à la discrétion du secrétaire d'Etat local. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.