Violences au Capitole : pour éviter la destitution, des Républicains appellent Donald Trump à démissionner

Le milliardaire américain ne donne aucun signe qu'il est prêt à démissionner, selon ses conseillers cités par la presse américaine.

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France Télévisions
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Donald Trump à l'occasion d'un meeting donné près de la Maison Blanche, à Washington, aux Etats-Unis, le 6 janvier 2021.  (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

A dix jours de la fin de son mandat et quatre jours après l'attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump, les voix s'élèvent pour demander au président de démissionner, afin d'éviter une difficile procédure de destitution en pleine crise politique, sanitaire et économique. La nouveauté ? Ces voix émanent du camp du président, le parti républicain. Après les sénateurs républicains Ben Sasse et Lisa Murkowski, le sénateur Pat Toomey a jugé dimanche 10 janvier sur CNN qu'une démission du président "serait la meilleure option".

Depuis le scrutin présidentiel du 3 novembre qu'il a perdu, Donald Trump "a sombré dans un niveau de folie (...) absolument impensable", a-t-il ajouté. "La meilleure chose pour l'unité du pays, ce serait qu'il démissionne", a renchéri sur ABC Alan Kitzinger, élu à la Chambre des représentants et premier républicain à avoir appelé dès jeudi à déclarer le président "inapte" à occuper ses fonctions. 

Isolé à la Maison Blanche, lâché par plusieurs ministres, telles que la ministre américaine de l’Éducation, Betsy Devos et Elaine Chao, en charge des Transports, en froid avec son vice-président Mike Pence, le milliardaire américain ne donne aucun signe qu'il est prêt à démissionner, selon ses conseillers cités par la presse américaine.

Les démocrates prêts à intervenir

La patronne des Démocrates à la chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a quant à elle promis de passer à l'action si le président sortant ne démissionne pas. Elle a appelé samedi ses troupes à revenir cette semaine à Washington pour décider de la façon de sanctionner la responsabilité de Donald Trump dans l'assaut meurtrier contre le Capitole. Dans une lettre ouverte aux élus, elle n'a pas mentionné une possible destitution, mais elle a estimé "absolument essentiel que ceux qui ont mené cet assaut contre notre démocratie en soient tenus responsables". "Il doit être établi que cette profanation a été incitée par le président", a-t-elle ajouté.

Un texte de mise en accusation ("impeachment") introduit à la Chambre des représentants, signé par au moins 180 parlementaires, reproche ainsi au président républicain d'avoir "délibérément fait des déclarations" qui ont encouragé l'invasion du bâtiment du Congrès par ses partisans mercredi. Selon l'élu démocrate James Clyburn, la motion pourrait être discutée cette semaine. "Ce sera peut-être mardi ou mercredi", a-t-il précisé sur CNN.

Mais il s'agit d'une procédure longue et compliquée et plusieurs voix se sont élevées dans le camp démocrate pour juger qu'elle pourrait freiner les projets du président élu Joe Biden, qui a fait de la réponse à la pandémie de Covid-19 sa priorité. Reste que le lancement d'un second "impeachment" laisserait une marque indélébile sur le bilan de Donald Trump : aucun président américain n'a subi ce déshonneur.

Sans demander la démission du président, l'ancien gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger a appelé les Américains à se rassembler derrière Joe Biden, pour la défense de la démocratie américaine. 

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