VIDEO. "Nous avions le choix entre une folle, Clinton, et un hooligan, Trump" : la présidentielle américaine vue par un proche de Poutine

Le documentaire "La Vengeance de Poutine", diffusé le 14 mars à 20h50 sur France 5, analyse les relations des dirigeants occidentaux avec le maître du Kremlin, de sa réélection en 2012 à aujourd'hui.

France 5

"Nous avions le choix entre une folle, Clinton, et un hooligan,Trump. Qui préféreriez-vous rencontrer dans une rue, une folle ou un hooligan ? Un hooligan, bien sûr, car avec un hooligan vous avez encore une chance, avec une folle vous n’en avez aucune." Ces propos sont ceux de Konstantin Malofeev, un oligarque, ultranationaliste et proche de Vladimir Poutine. Il témoigne dans un documentaire inédit, réalisé par Antoine Vitkine, La Vengeance de Poutine, diffusé mercredi 14 mars à 20h50 sur France 5.

Depuis plusieurs années, le président de la Russie et l’ancienne candidate à la Maison Blanche se vouent une haine féroce. Vladimir Poutine n’a jamais pardonné à Hillary Clinton sa prise de position en faveur des manifestations antigouvernementales en 2011, ni ses déclarations publiques sur l’intégrité des élections législatives et ses insultes.  

Poutine tient sa revanche  

Quand Donald Trump exprime son admiration envers le chef du Kremlin, quand, à plusieurs reprises, il qualifie l’Otan d’organisation "obsolète", position plutôt appréciée par Poutine, pour qui elle n’est qu’un instrument de domination des Etats-Unis sur la Russie, le choix du président russe est fait.

Dès lors, une forme de guerre hybride est lancée pour aider le candidat républicain. Les comptes e-mail d'Hillary Clinton sont piratés, des hackers russes produisent des tweets hostiles à la démocrate, des millions de messages sont propagés sur Facebook, les médias pro-russes répandent rumeurs et fake news. Vladimir Poutine tient sa revanche : il parvient à faire chuter sa bête noire, Hillary Clinton.

Vladimir Poutine et Donald Trump en juillet 2017, à Hambourg (Allemagne)
Vladimir Poutine et Donald Trump en juillet 2017, à Hambourg (Allemagne) (GALAXIE PRESSE)