VIDEO. La Russie soupçonnée de vouloir déstabiliser les élections européennes

Ce n'est pas la première fois que la Russie est soupçonnée d'influencer des élections. Son arme de prédilection pour y arriver : la propagation de fake news.

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BRUT

L'Europe part en guerre contre les fake news. La Commission européenne a lancé, mercredi 5 décembre, un plan d'action contre la désinformation sur Internet. Dans son viseur : la Russie, régulièrement accusée d'ingérence dans les élections extérieures et soupçonnée aujourd'hui de vouloir déstabiliser les prochaines élections européennes qui auront lieu en mai 2019.
"Il existe des preuves solides qui pointent le rôle de la Russie comme première source de désinformation en Europe", témoigne Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne chargé du Marché numérique unique. "La désinformation fait partie de la doctrine militaire russe. Sa stratégie : diviser et affaiblir l'Occident."

4500 "trolls" identifiés

Selon la Commission européenne, la Russie dépenserait chaque année 1,1 milliard de dollars et disposerait de 1000 "trolls" - pilotés par de sombres antennes du Kremlin - à Saint-Pétersbourg pour répandre des "informations fallacieuses". Elle en a déjà identifié 4500 depuis 2015 en provenance de la Russie. Sir Julian King, commissaire européen à la Sécurité de l'Union prévient : "La désinformation existe depuis très longtemps. Mais ce qui a changé, c'est la manière dont elle fonctionne. Elle est plus simple, moins chère, plus rapide et a plus d'impact."

Un plan d’action en trois étapes

Pour contrer cette influence étrangère, l'Union européenne a exposé un plan d'action en trois étapes. La première : plus de fonds dédiés à la lutte contre la désinformation. 5 millions d'euros y seront consacrés en 2019 contre 1,9 million d'euros en 2018. La deuxième : un système d'alerte rapide afin de faciliter la communication entre les institutions européennes et les pays de l'Union. La troisième : responsabiliser les GAFA. La Commission attend de nouveaux efforts de la part des géants de la tech. L'an dernier, le patron de Facebook Mark Zuckerberg a reconnu que la Russie avait tenté de pirater le réseau social pour influencer les électeurs américains lors des présidentielles. En septembre, Facebook et plusieurs acteurs de la tech ont signé un code de bonnes pratiques où ils s’engagent notamment à distinguer contenus publicitaires et informations et à fermer plus rapidement les faux comptes actifs.

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VIDEO. La Russie soupçonnée de vouloir déstabiliser les élections européennes (BRUT)