Une journaliste américaine menacée de mort demande à la Maison Blanche de lui payer son garde du corps

April Ryan se dit menacée de mort après avoir demandé à Donald Trump s'il comptait démissionner. 

Photo d\'illustration de la Maison Blanche à Washington 
Photo d'illustration de la Maison Blanche à Washington  (MANDEL NGAN / AFP)

Les relations sont toujours très tendues entre l’administration Trump et la presse américaine. Une centaine de journaux avait dans un éditorial du 10 août dénoncé les attaques régulières du président contre la presse de son pays.

Cette fois, la correspondante à la Maison Blanche d’une radio nationale affirme qu’elle est regulièrement menacée par des soutiens du président, à tel point qu’elle a été contrainte de s’adjoindre les services d’un garde du corps.

April Ryan, c’est son nom, demande aujourd’hui à la Maison Blanche de payer pour ses frais de sécurité. À 51 ans, elle est depuis une vingtaine d’années l’une des figures de la salle de presse de la Maison Blanche. Correspondante de la radio American Urban Networks, seul média africain-américain accrédité, elle se fait souvent remarquer lors des points presse quotidiens par ses questions, incisives, et par sa tenacité.

Une question qui ne plaît pas à la porte-parole de la Maison Blanche 

C’est elle qui, après la polémique sur les shitholes countries, avait demandé au président s'il était raciste. C’est elle qui a régulierement des échanges tendus avec la porte-parole Sarah Sanders. April Ryan est donc une vedette du petit écran, car les briefings de la Maison Blanche sont retransmis en direct sur les chaines d’information en continu. En avril dernier, elle confiait sur CNN avoir reçu des menaces de mort après avoir osé demandé si le président comptait démissioner.

J'ai été menacée de mort, j'ai du appeler le FBI. J'ai posé une simple question, je n'ai accusé personne. Et maintenant, ma vie est en danger mais je vais continuer à faire mon boulotApril Ryan, journaliste américaineà franceinfo

April Ryan sort fin août un livre sur la relation houleuse entre Trump et les journalistes. Elle révèle donc qu’elle a désormais un garde du corps et elle demande que ce soit la Maison Blanche et en particulier sa porte-parole qui prenne ces frais en charge, persuadée que les attaques répétées, de Sanders ou du président contre la presse, peuvent être lourdes de conséquences.