Un "Carnaval de la résistance" anti-Trump organisé à Londres en pleine visite d'Etat du président américain

Au deuxième jour de la visite du chef d'Etat, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Trafalgar Square. Parmi les dirigeants étrangers, Donald Trump est celui qui a la pire cote de popularité chez les Britanniques.

Des manifestants protestent contre la venue de Donald Trump au Royaume-Uni, le 4 juin 2019, à Londres.
Des manifestants protestent contre la venue de Donald Trump au Royaume-Uni, le 4 juin 2019, à Londres. (TOLGA AKMEN / AFP)

Des milliers de personnes sont rassemblées, mardi 4 juin, dans le centre de Londres pour protester contre la présence de Donald Trump dans la capitale britannique. Le nombre de manifestants est toutefois moins élevé que l'an dernier, en juillet, lorsqu'un rassemblement contre le président américain s'était compté en dizaines de milliers de participants.

Equipés de banderoles aux slogans amusants, voire grossiers, les manifestants se sont retrouvés à Trafalgar Square, à quelques centaines de mètres du 10, Downing Street où la Première ministre recevait le chef de la Maison Blanche au deuxième jour de sa visite d'Etat au Royaume-Uni. Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, devait s'adresser à la foule dans la journée.

Le moins apprécié des dirigeants étrangers

Aux yeux des Britanniques, Donald Trump est le plus connu et le moins apprécié des dirigeants étrangers. Seulement 21% des personnes interrogées par l'institut de sondage YouGov disent avoir une "opinion positive" du président américain, une proportion qui tombe à 14% chez les femmes. "Trump est un ignare, un homme de 70 ans qui n'a jamais connu qu'une vie de privilèges", juge Anna Fenton, une manifestante portant une pancarte où l'on peut lire : "Je ne sais même pas par quoi commencer."

Une grande effigie symbolise le ton volontiers moqueur du rassemblement, baptisé "Carnaval de la résistance" : elle représente le président américain, assis sur une cuvette de toilettes en or, le pantalon aux chevilles. Qualifié la veille de "loser total" par Donald Trump, le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, a critiqué à son tour, dans une interview à Sky News, le président américain, "icône de l'extrême droite à travers le monde".