Trump suspend l'importation de trophées d'éléphants, 24 heures après l'avoir autorisée

Face au tollé provoqué par la décision de l'administration américaine d'autoriser l'importation de trophées de chasse, le président fait marche arrière.

Des éléphants vont s\'abreuver, dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, le 24 novembre 2015.
Des éléphants vont s'abreuver, dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, le 24 novembre 2015. (RIEGER BERTRAND / HEMIS.FR / AFP)

Donald Trump a gelé, vendredi 17 novembre, l'autorisation d'importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie, 24 heures seulement après l'annonce très controversée par son administration de réinstaurer ces permis. Les associations de défense des animaux et de l'environnement, aux Etats-Unis et à travers le monde, s'étaient élevées, depuis jeudi contre la décision, qui revenait sur une interdiction imposée par l'administration Obama. Le président Donald Trump a annoncé sur Twitter le "gel de la décision sur les trophées le temps qu'[il] vérifie les faits sur la conservation", promettant de donner "rapidement" des nouvelles.

"Le président et moi avons parlé et nous pensons tous les deux que la conservation et des populations [d'animaux] en bonne santé sont essentiels. Par conséquent (...), la délivrance de permis est gelée pendant que la décision est passée en revue", a abondé dans un communiqué Ryan Zinke, ministre des Ressources naturelles. Donald Trump semble avoir tenu compte du tollé quasi-unanime provoqué par la décision, qui rouvrait la possibilité pour les chasseurs américains de revenir aux Etats-Unis par exemple avec des pieds, des têtes, ou encore de très recherchées défenses d'ivoire d'éléphants.

L'US Fish & Wildlife Service (USFWS), l'agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche, avait immédiatement annoncé qu'elle allait "émettre des permis autorisant l'importation des trophées d'éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu'au 31 décembre 2018". Des permis également valables pour la Zambie. L'administration du président républicain exploitait pour ce faire un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger, qui stipule que l'importation de trophées de chasse peut être légale, si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation des espèces.