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Présidentielle américaine : quatre phrases à retenir du discours de Donald Trump lors de son investiture républicaine

Le milliardaire a annoncé, jeudi, qu'il acceptait "avec humilité et gratitude" l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle de novembre.

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Le candidat républicain, Donald Trump, lors de la convention d'investiture présidentielle du parti à Cleveland (Etats-Unis), le 21 juillet 2016. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

Il accepte "avec humilité et gratitude". Donald Trump a annoncé, jeudi 21 juillet, qu'il acceptait l'investiture du parti républicain à la présidentielle américaine, au dernier jour de la convention républicaine à Cleveland (Etats-Unis). Un rendez-vous snobé par plusieurs figures de proue du parti, comme Mitt Romney, candidat malheureux en 2012, et les membres de la famille Bush.  

Dans son discours, sa première grande allocution en tant que candidat républicain, Donald Trump décrit une Amérique sombre, assaillie par les immigrants, cible du jihadisme et ployant sous le poids de mauvais accords commerciaux et de violences urbaines, se présentant comme la seule solution aux maux des Etats-Unis.

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Loin de fournir des détails sur son programme, le candidat a ainsi choisi de se montrer comme l'alternative aux figures politiques traditionnelles, se disant prêt à adopter de nouvelles approches pour résoudre les problèmes. Francetv info a retenu les citations les plus marquantes. 

"Nous serons un pays où règne l'ordre public"

"Ensemble, notre parti retournera à la Maison Blanche, notre pays retrouvera sécurité, prospérité et paix. Nous serons un pays de générosité et de chaleur, mais nous serons aussi un pays où règne l'ordre public", a commencé le milliardaire, au tout début de son discours, pour en donner la tonalité. "La criminalité et la violence qui affligent aujourd'hui notre pays prendront bientôt fin. A partir du 20 janvier 2017 [date de la prise de fonction du prochain président américain, après l'élection présidentielle de novembre], ce sera le retour à la sécurité", a-t-il promis. 

"J'ai un message pour tous ceux qui troublent l'ordre public dans nos rues et menacent nos policiers : quand je prêterai serment l'année prochaine, je ramènerai l'ordre public dans notre pays", a-t-il ajouté, alors que les forces de l'ordre ont été visées par des tirs ces dernières semaines, à Dallas (Texas) et à Bâton-Rouge (Louisiane). "Le discours irresponsable de notre président, qui a utilisé le pupitre de la présidence pour nous diviser par race et couleur, a rendu l'Amérique plus dangereuse pour tout le monde", a-t-il ajouté, fustigeant Barack Obama.

"Nous allons construire un grand mur"

Devant ses partisans, Donald Trump a de nouveau évoqué l'une de ses propositions emblématiques, et polémiques : "Nous allons construire un grand mur à la frontière pour empêcher l'immigration illégale, les gangs, la violence et le déversement de drogue dans nos communautés."

Liant immigration et terrorisme et assurant pouvoir venir à bout du groupe Etat islamique, il a ajouté que les Etats-Unis devaient "immédiatement suspendre l'immigration en provenance de pays ayant été compromis par le terrorisme, jusqu'à la mise en place de mécanismes de contrôle", a ajouté le candidat des républicains face à une foule enthousiaste. 

"Je suis votre voix"

Le magnat de l'immobilier s'est décrit comme le défenseur de l'Amérique oubliée. "J'ai rejoint l'arène politique pour que les puissants ne puissent plus s'en prendre à des personnes sans défense, a-t-il lancé. Chaque jour, je me lève, déterminé à améliorer la vie des gens de ce pays qui ont été négligés, ignorés et abandonnés. (...) Je suis avec vous, le peuple américain. Je suis votre voix."

Comment le milliardaire peut-il se revendiquer le candidat du changement ? "Personne ne connaît le système mieux que moi, c'est pourquoi moi seul peut le réparer", a-t-il expliqué. 

"Le bilan d'Hillary Clinton : mort, destruction et affaiblissement "

Au sujet d'Hillary Clinton, représentante, selon lui, de cet establishment, il a condamné la politique poursuivie en Afghanistan et en Irak, sans toutefois nommer l'ancien chef d'Etat républicain George W. Bush qui l'a en partie menée. "Tant que nous serons dirigés par des hommes politiques qui ne feront pas de l'Amérique leur priorité, nous pouvons être sûrs que les autres pays ne traiteront pas l'Amérique avec respect, a plaidé Donald Trump. 'L'américanisme', et non le globalisme, sera notre credo. Le peuple américain sera à nouveau la priorité numéro un."

La stratégie d'édification de nations menée par Hillary Clinton en Irak, en Libye, en Egypte et en Syrie a empiré une situation déjà critique, a-t-il assuré. "Après quinze ans de guerre au Moyen-Orient, après des milliers de milliards de dollars dépensés et des milliers de vies perdues, la situation est pire qu'elle ne l'a jamais été. C'est l'héritage d'Hillary Clinton : mort, destruction, terrorisme et faiblesse", a martelé Donald Trump.

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