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Présidentielle américaine : Donald Trump veut que "la Cour suprême valide sa victoire dans les États où le résultat serait contesté", selon une spécialiste

Marie-Cécile Naves, directrice de recherches à l'IRIS et spécialiste des États-Unis, pense "en particulier à la Floride ou au Texas, où cela peut être vraiment décisif", pour l'élection présidentielle américaine du mardi 3 novembre.

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Donald Trump en meeting le 31 octobre 2020 en Pennsylvanie.  (MANDEL NGAN / AFP)

"Donald Trump ordonne quasiment à la Cour suprême d'aller dans son sens dans cette élection, comme s'il avait nommé trois juges pour qu'ils valident tout ce qu'il veut", analyse Marie-Cécile Naves, directrice de recherches à l'IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), spécialiste des États-Unis, invitée de franceinfo dimanche 1er novembre 2020. "Or, les juges de la Cour sont indépendants et n'ont aucun compte à rendre au président", ajoute-t-elle. Donald Trump voudrait que "la Cour suprême valide sa victoire dans certains États, au cas où le résultat serait contesté parce que c'est serré. On pense en particulier à la Floride ou au Texas, où cela peut être vraiment décisif pour lui", détaille la spécialiste.

On peut s'attendre, par exemple, à ce que Donald Trump soit donné vainqueur le 4 novembre, avec les bulletins déjà dépouillés

Marie-Cécile Naves

à franceinfo

Le vote par correspondance, beaucoup plus important qu'en 2016 en raison du contexte sanitaire, pourrait peser dans la balance : "C'est surtout, semble-t-il, les démocrates qui vont voter par correspondance. Mais le temps que les votes par correspondance arrivent, dans les jours qui suivent, il pourrait finalement être donné perdant". Le président américain "demande à ce que la Cour suprême exige l'arrêt des comptages des votes par correspondance après le 3 novembre", mais cela dépend des modalités de chaque État, et "ces derniers jours, certaines décisions de la Cour suprême ne semblent pas toutes aller dans le sens de Donald Trump".

Il y a un peu de panique dans le camp républicain depuis quelques semaines, parce qu'il y a très peu d'indécis

Marie-Cécile Naves

à franceinfo

Marie-Cécile Naves explique que Donald Trump "appelle à mobiliser encore plus les électeurs et électrices qui ne s'étaient pas mobilisés en 2016. Il ne fera pas changer d'avis ceux qui veulent voter pour Joe Biden, mais il peut encore aller chercher les électeurs qui ont décidé de s'abstenir parce que très probablement, ça peut se jouer à peu".

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