VIDEO. "Paris n'est plus Paris" : François Hollande répond à Donald Trump

"Ce n'est jamais bon de marquer la moindre défiance à l'égard d'un pays ami", a répondu samedi le président français. Vendredi, le président américain avait déclaré : "Regardez ce qui se passe en France : Paris n'est plus Paris !"

François Hollande donne un discours à l\'Elysée, le 7 février 2017 à Paris.
François Hollande donne un discours à l'Elysée, le 7 février 2017 à Paris. (YANN BOHAC / CITIZENSIDE / AFP)

Le président François Hollande a demandé, samedi 25 février, à Donald Trump de ne pas marquer de signe de défiance envers la France, pays ami, en réaction aux propos du président américain sur "Paris n'est plus Paris""Ce n'est jamais bon de marquer la moindre défiance à l'égard d'un pays ami", a dit François Hollande lors de sa visite au Salon de l'agriculture.

"Moi, c'est ce que je ne fais pas à l'égard d'un pays ami et je demande que le président américain ne le fasse pas à l'égard de la France", a ajouté le président de la République. 

"Paris n'est plus Paris" : Donald Trump a cité vendredi "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire en prenant la France, la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples. "La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs, la Conservative political action conference. 

"Ici il n'y a pas de circulation d'armes"

Interrogé sur ces propos, François Hollande a rappelé que Donald Trump lui avait fait part récemment au téléphone de "tout l'amour qu'il portait à Paris et à la France, qu'il aimait la France et qu'il n'y avait pas plus beau pays que la France." "Alors j'imagine que ce doit être sa pensée. Si c'est sa pensée, j'imagine qu'il l'exprimera", a ajouté François Hollande.

"Heureusement, depuis plusieurs mois les touristes américains sont revenus en nombre parce qu'ils voient" que les autorités françaises font "un effort considérable pour assurer la sécurité", a dit le président français. "Et je ne ferai pas de comparaison mais ici il n'y a pas de circulation d'armes, il n'y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule", a poursuivi le chef de l'Etat.