Mort du général Soleimani : l'Iran doit "renoncer à des représailles", assure Jean-Yves Le Drian

"Personne ne veut la guerre. Tout le monde dit : 'Ce n'est pas possible, il faut arrêter l'escalade'. Donc prenons les moyens pour le faire", a indiqué le ministre des Affaires étrangères sur BFMTV. 

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Prague, le 6 décembre 2019. 
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Prague, le 6 décembre 2019.  (MICHAL CIZEK / AFP)

L'Iran doit "renoncer à des représailles" contre les Etats-Unis après la mort du général Qassem Soleimani, tué par dans une attaque de drone américaine, a déclaré lundi 6 janvier le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, sur BFMTV

"Personne ne veut la guerre. Tout le monde dit : 'Ce n'est pas possible, il faut arrêter l'escalade'. Donc prenons les moyens pour le faire", a-t-il indiqué. "Et les moyens pour le faire, c'est d'abord que la partie iranienne renonce à des ripostes et des représailles, mais aussi qu'on ouvre des négociations, que l'Iran revienne dans l'accord (nucléaire) de Vienne et que la négociation sur la stabilité régionale puisse se mettre en œuvre", a-t-il martelé.

"Aujourd'hui, il y a encore une place pour la diplomatie", a affirmé le ministre des Affaires étrangères. "La seule condition, c'est que les deux parties [Etats-Unis et Iran] s'engagent dans un processus de négociations pour permettre la stabilité régionale", a-t-il ajouté.

Vengeance et menaces 

L'Iran a promis une "riposte militaire", une "dure vengeance" qui frappera "au bon endroit et au bon moment" après la mort vendredi de son général, auquel une marée humaine a rendu hommage lundi à Téhéran. Le président américain, Donald Trump, a averti que les Etats-Unis avaient sélectionné 52 sites en Iran et les frapperaient "très rapidement et très durement" si la République islamique attaquait du personnel ou des sites américains.

Emmanuel Macron avait tenté une médiation au sommet du G7 de Biarritz en août et à l'assemblée générale des Nations unies en septembre pour relancer le dialogue entre Washington et Téhéran. "C'était proche du résultat (...) Cette possibilité-là est toujours sur la table", a estimé Jean-Yves Le Drian.