Cet article date de plus de trois ans.

Les taxes douanières entre Washington et Pékin sont entrées en vigueur, laissant craindre une "guerre commerciale"

Ces taxes de 25% sur 34 milliards de dollars d'importations chinoises frapperont 818 produits, dont des voitures et des composants d'avions.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Mar-a-Lago (Etats-Unis), le 7 avril 2017. (JIM WATSON / AFP)

Les États-Unis et la Chine se sont engagés, vendredi 6 juillet, dans une guerre commerciale avec l'entrée en vigueur de taxes douanières réciproques sur des dizaines de milliards de dollars de marchandises. Les experts mettent en garde depuis des mois contre les dommages potentiels d'une telle confrontation commerciale, non seulement sur l'économie américaine mais aussi sur l'économie mondiale.

Les nouveaux droits de douane américains sont entrés en vigueur cette nuit, comme l'avait annoncé le président Donald Trump. Ces taxes de 25% sur 34 milliards de dollars (environ 29 milliards d'euros) d'importations chinoises frapperont 818 produits, dont des voitures, des composants d'avions ou des disques durs d'ordinateurs, tout en épargnant des biens populaires comme les téléphones portables ou les télévisions.

La Chine annonce de nouvelles taxes

Pékin a immédiatement répliqué en annonçant à son tour de nouvelles taxes. Le ministère du Commerce chinois ne précise pas les mesures qui seront prises. Les taxes chinoises devraient affecter des produits agricoles, dont le soja, le secteur automobile ou encore des produits de la mer, comme les langoustes.

Au total, 50 milliards de dollars (environ 43 milliards d'euros) d'importations chinoises annuelles seront affectés par les mesures américaines destinées à compenser ce que l'administration Trump considère être le "vol" de propriété intellectuelle et de technologies.

Le second lot de taxes sur 16 milliards d'importations chinoises, qui fait pour l'heure l'objet d'un examen supplémentaire de la part du représentant au Commerce américain, Robert Lighthizer, entrera prochainement en vigueur, a indiqué Donald Trump, évoquant un délai de "deux semaines".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Donald Trump

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.