Les Etats-Unis relèvent de 10 à 15% les taxes sur les avions Airbus

Airbus dit regretter "profondément" cette hausse des tarifs douaniers, et estime qu'elle ne fait qu'"accroître les tensions commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis".

Un avion Airbus A330-300 de la compagnie américaine Delta Air Lines, a l\'aéroport international de Schiphol, à Amsterdam (Pays-Bas), le 27 octobre 2019. 
Un avion Airbus A330-300 de la compagnie américaine Delta Air Lines, a l'aéroport international de Schiphol, à Amsterdam (Pays-Bas), le 27 octobre 2019.  (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP)

Nouvelle sanction de Washington envers Airbus. Les Etats-Unis ont annoncé, vendredi 14 février, qu'ils allaient relever de 10 à 15% les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d'Europe, tout en laissant inchangés les tarifs pénalisant d'autres secteurs de part et d'autre de l'Atlantique. Depuis octobre, en représailles à des subventions accordées à Airbus, l'administration américaine inflige des tarifs douaniers punitifs à 7,5 milliards de dollars de produits importés (dont le vin, le fromage, le café ou encore les olives), à hauteur de 25%. Les avions, taxés à 10%, le seront à 15% à partir du 18 mars.

Un risque pour les compagnies américaines

Airbus a réagi samedi, disant regretter "profondément" cette hausse des tarifs douaniers, et estimant qu'elle ne fait qu'"accroître les tensions commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis""La décision américaine crée plus d'instabilité pour les compagnies aériennes américaines qui souffrent déjà d'une pénurie d'appareils. (...) Elle ignore également les observations des compagnies américaines qui soulignaient le fait qu'elles seraient celles qui, finalement, paieraient ces tarifs", a déclaré le groupe dans un communiqué.

Au conflit vieux de 15 ans entre l'avionneur européen et l'Américain Boeing, s'ajoutent les tensions commerciales actuelles entre Washington et Bruxelles. Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont récemment annoncé leur volonté de relancer le chantier commercial transatlantique, et de conclure un accord dans les prochaines semaines. Pour l'heure, les relations restent tendues. Le président américain brandit toujours la menace de taxer les importations de voitures européennes.