Le fils de Donald Trump compare les réfugiés syriens à des bonbons empoisonnés

Dans un message publié sur Twitter, Donald Trump Jr a fait l'amalgame entre réfugiés et terroristes.

Le fils du candidat républicain a comparé les réfugiés syriens à des Skittles, lundi 19 septembre. 
Le fils du candidat républicain a comparé les réfugiés syriens à des Skittles, lundi 19 septembre.  (SARAH CRABILL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Dans la famille Trump, il n'y a pas que le père qui dégaine les déclarations chocs. Le fils du candidat républicain à la Maison Blanche a créé la polémique, lundi 19 septembre, en comparant les réfugiés syriens à des bonbons dangereux.

"Si j'avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d'entre eux allaient vous tuer, vous en prendriez toute une poignée ? Voilà, c'est ça notre problème avec les réfugiés syriens", a publié sur son compte Twitter Donald Trump Jr. avec une illustration.

"Cette image résume parfaitement la situation. Finissons-en avec les mesures politiquement correctes qui ne donnent pas la priorité aux Américains", a-t-il rajouté dans le texte accompagnant ce montage.

Une comparaison dénoncée comme indigne sur Twitter

Une comparaison qui, sans surprise, a scandalisé outre-Atlantique. L'ancienne plume de Barack Obama, Jon Favreau, lui a répondu sur Twitter en partageant la photo du petit Omran, 5 ans, blessé dans un bombardement sur Alep (Syrie), en interpellant Donald Trump Jr pour lui rappeler que ce petit garçon était un des "Skittles" auquel le fils du candidat fait référence. 

Sur Twitter encore, les internautes ont dénoncé cette manière de comparer des êtres humains en souffrance à des bonbons.

Pas le premier coup d'éclat du fils du candidat

Le fils du candidat n'en est pas à sa première polémique. Le 15 septembre, il avait ainsi fait référence aux chambres à gaz dans une charge contre les médias qui couvrent la campagne. Accusant les médias d'avoir pris fait et cause pour Hillary Clinton, il avait estimé que les journalistes "l’ont laissée glisser sur chaque couac, chaque mensonge, chaque combine de la convention du parti démocrate pour écarter Bernie Sanders. Si les républicains en avaient fait autant, ils seraient en train de faire chauffer la chambre à gaz".

La classe politique a vite réagi. Hillary Clinton relayant ce tweet d’Evan McMullin, candidat indépendant à l’élection présidentielle américaine, qui évoquait une "référence nazie non surprenante"

L'entourage du fils du candidat s'était alors défendu en expliquant que ses propos avaient été déformés.