L'ouragan Dorian change de trajectoire et pourrait épargner la Floride

Après un passage sur les Bahamas annoncé comme particulièrement dangereux, l'ouragan pourrait épargner la Floride et frapper les Etats de Caroline du Nord et du Sud.

Des militaires américains se préparent au passage de l\'ouragan Dorian, le 29 août 2019 à Jacksonville (Floride).
Des militaires américains se préparent au passage de l'ouragan Dorian, le 29 août 2019 à Jacksonville (Floride). (US NAVY / REUTERS)

Bonne nouvelle relative pour les Américains. L'ouragan Dorian, désormais classé en catégorie 4 sur une échelle de 5, a changé de trajectoire, samedi 31 août, au-dessus de l'Atlantique, et pourrait partiellement épargner la Floride après un passage sur les Bahamas particulièrement dangereux.

Selon les dernières prévisions du Centre national des ouragans américain (NHC), Dorian devrait continuer à progresser vers l'ouest au cours du week-end avant de piquer vers le nord en longeant les côtes du "Sunshine State". "Beaucoup de mouvement, très difficile à prédire", a résumé Donald Trump dans un tweet, soulignant que la Géorgie, la Caroline du Sud et la Caroline du Nord pourraient désormais se retrouver en première ligne.

L'archipel des Bahamas premier touché

Le président américain, qui a annulé le voyage qu'il devait effectuer en Pologne ce week-end, suivait samedi l'évolution de la situation depuis son golf de Virginie, sur les bords du Potomac. "C'est l'un des ouragans les plus puissants (...) depuis des décennies. Soyez prudents !", a-t-il lancé.

Les dernières projections éloignent la perspective de dégâts majeurs au niveau de la station balnéaire de West Palm Beach, où Donald Trump possède son célèbre club de golf de Mar-a-Lago, qu'il surnomme sa "Maison Blanche d'hiver". Cette proximité géographique a fourni à l'ancienne Première ministre du Canada l'occasion d'une pique adressée au milliardaire républicain. "Je rêve d'une frappe frontale (de l'ouragan) contre Mar-a-Lago", a tweeté Kim Campbell, en rappelant que M. Trump niait les dérèglements climatiques.

Aux Bahamas, archipel qui devrait être frappé dimanche, le Premier ministre Hubert Minnis a lancé un appel à la mobilisation. "Ceux qui ne veulent pas évacuer se mettent en grand danger, a-t-il prévenu. Je vous en conjure : ne soyez pas insensés et n'essayez pas de braver l'ouragan". Les services météorologiques régionaux ont dit aux habitants de se préparer à des "dégâts catastrophiques".