Etats-Unis : une juge va décider si Donald Trump peut être jugé pour diffamation

Il est visé par une plainte d'une ancienne candidate de son émission de téléréalité, qui l'accuse également d'agression sexuelle.

Summer Zervos, qui a porté plainte pour diffamation contre Donald Trump, à la Cour suprême de l\'Etat de New York, le 5 décembre 2017.
Summer Zervos, qui a porté plainte pour diffamation contre Donald Trump, à la Cour suprême de l'Etat de New York, le 5 décembre 2017. (ANDREW KELLY / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le président des Etats-Unis peut-il être jugé pour diffamation ? La question a été soumise, mardi 5 décembre, à une juge, appelée à dire si Summer Zervos, qui accuse Donald Trump de harcèlement sexuel, peut le poursuivre pour diffamation devant une juridiction civile à New York.

Une vidéo de l'équipe Trump pour discréditer une plaignante

Ancienne candidate de l'émission de téléréalité "The Apprentice", présentée de 2004 à 2015 par Donald Trump, Summer Zervos a affirmé en octobre 2016 que l'ancien promoteur immobilier l'avait caressée et avait tenté de l'embrasser de force en 2007, dans un hôtel de Los Angeles.

Donald Trump avait nié les faits. Son équipe de campagne avait publié le témoignage d'un cousin de Summer Zervos, qui ne concernait pas l'incident lui-même mais reprochait à sa parente de chercher "à attirer de nouveau les projecteurs sur elle aux dépens de M. Trump". C'est pour cette raison que l'entrepreneuse a assigné le président américain devant la Cour suprême de l'Etat de New York, mi-janvier, lui reprochant "plusieurs déclarations mensongères et diffamatoires".

La date de la décision pas encore connue

Mais Donald Trump a déposé un recours pour faire annuler la procédure. Entendu par la juge Jennifer Schecter, mardi, un de ses avocats, Marc Kasowitz, a invoqué la "clause de suprématie", passage de la Constitution qui énonce que les Etats ne peuvent interférer dans le fonctionnement du gouvernement fédéral. Selon lui, une juridiction d'Etat "ne peut exercer aucun contrôle sur le président".

Il a également fait valoir qu'il était impossible de séparer l'homme de la fonction et que le président des Etats-Unis devant "être disponible 24 heures sur 24", cela l'empêche de respecter les échéances d'une procédure judiciaire en étant notamment présent physiquement à certaines audiences et à un éventuel procès. La procédure pouvait tout à fait être aménagée "pour ne pas empiéter sur les obligations du président", a rétorqué l'avocate de Summer Zervos.

De l'interprétation de la juge Jennifer Schecter dépendra la tenue ou non d'un procès potentiellement embarrassant pour le président des Etats-Unis. Elle n'a pas indiqué quand elle rendrait sa décision.