Etats-Unis : Steve Bannon, l'ex-conseiller de Donald Trump dans la tourmente, quitte la présidence du site Breitbart News

Depuis 2012, il avait fait de ce site ultraconservateur une des voix les plus écoutées au sein de la droite dure américaine.

Steve Bannon, alors chef de la stratégie et haut conseiller à la Maison Blanche, à l\'investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017 à Washington.
Steve Bannon, alors chef de la stratégie et haut conseiller à la Maison Blanche, à l'investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017 à Washington. (REUTERS)

Il avait fait du site Breitbart News une machine de guerre au service de Donald Trump, aidant son élection. Steve Bannon, ancien proche conseiller du président américain, chassé de la Maison Blanche en août, quitte la présidence de ce média ultraconservateur. Le site l'a annoncé mardi 9 janvier. Ce départ intervient après la publication, dans un livre polémique sur la Maison Blanche, de propos explosifs de Steve Bannon sur Donald Trump et son entourage : il accuse notamment son fils aîné, Donald Trump Jr., de "trahison".

Arrivé en 2012 à la tête du site après le décès du fondateur Andrew Breitbart, Steve Bannon a largement contribué à en faire la plateforme d'information et d'opinion la plus suivie au sein de la droite dure américaine. Durant la campagne électorale de 2016, le site avait adopté une ligne éditoriale très favorable au candidat républicain.

Trump l'a accusé d'avoir "perdu la raison"

C'est un coup dur pour Steve Bannon, idéologue de 64 ans, qui, après avoir quitté la Maison Blanche, entendait œuvrer, de l'extérieur, à la consolidation d'un mouvement autour de Donald Trump, notamment grâce à Breitbart News, qui lui offrait un puissant porte-voix.

Mais sa situation était devenue intenable après la publication, la semaine dernière, du livre Fire and Fury, dont il est considéré comme une source majeure, et qui critique de manière cinglante le président américain et son entourage. Après sa publication, Donald Trump avait très violemment réagi, accusant notamment Steve Bannon d'avoir "perdu la raison".