Etats-Unis : les démocrates ont déposé l'acte d'accusation de Donald Trump dans un Capitole encore meurtri par les violences

Neuf démocrates, emmenés par Nancy Pelosi, ont déposé l'acte d'accusation de l'ancien chef d'Etat américain lundi soir avant l'ouverture de son procès le 9 février.

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La cheffe de file des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, mène la marche des neuf "procureurs" pour déposer l'acte d'accusation contre Donald Trump, le 25 janvier 2021 à Washington (Etats-Unis). (TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Une étape supplémentaire dans la procédure de destitution de Donald Trump vient d'être franchie. Les démocrates ont transmis au Sénat américain l'acte d'accusation de Donald Trump, dans la soirée du lundi 25 janvier. Ils ont ainsi marqué l'ouverture officielle de son procès historique en destitution pour "incitation à l'insurrection" dans les violences meurtrières perpétrées par ses partisans sous ce même dôme du Capitole, le 6 janvier.

Dès mardi 26 janvier, le Sénat convoquera officiellement l'ex-président américain pour ce procès, qui ne démarrera toutefois que le 9 février. Les sénateurs prêteront serment ce même jour pour devenir jurés dans cette procédure doublement historique : Donald Trump est le premier président des Etats-Unis à tomber deux fois sous le coup d'un impeachment. Et sera le premier à être jugé après avoir quitté la Maison Blanche.

Une "grave mise en danger de la sécurité" du pays

Dans un silence solennel, les neuf "procureurs", élus désignés par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont traversé lundi soir les longs couloirs ornés de statues et tableaux pris d'assaut par des manifestants pro-Trump il y a moins de trois semaines.

Le représentant Jamie Raskin, qui présidera l'équipe de procureurs, a ensuite lu l'acte d'accusation dans l'hémicycle du Sénat, ses mots résonnant avec d'autant plus de force que tous ici, élus de la Chambre et sénateurs, ont été témoins, et victimes, des violences.

"Donald John Trump" a incité "à la violence" et "gravement mis en danger la sécurité des Etats-Unis et de ses institutions" a déclaré l'élu démocrate, en citant notamment ses "fausses déclarations" niant la victoire de son rival Joe Biden lors de la présidentielle de novembre. Une semaine jour pour jour après l'assaut, la Chambre des représentants avait voté l'impeachment de l'ancien président, le 13 janvier.

Un report pour laisser du temps à Trump… et Biden

Une condamnation au Sénat apparaît à ce stade improbable, le magnat de l'immobilier, toujours très populaire auprès de ses électeurs, comptant encore sur des soutiens républicains clés à la chambre haute.

Le report de l'ouverture du procès au 9 février est le fruit d'un accord entre républicains et démocrates. D'une part, il permet de laisser plus de temps à Donald Trump pour préparer sa défense. Et de l'autre, à Joe Biden de mettre sur les rails sa présidence, en voyant davantage de membres de son cabinet confirmés par le Sénat et, espère-t-il, de premiers grands projets de loi adoptés au Congrès.

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