Etats-Unis : les charges contre la strip-teaseuse Stormy Daniels, arrêtée pour avoir "giflé" des policiers avec ses seins, abandonnées

La femme actuellement en litige judiciaire avec Donald Trump a été arrêtée dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 juillet dans un club de strip-tease de l'Ohio.

L\'actrice X Stormy Daniels sur une photo diffusée par la police de Colombus (Ohio) le 12 juillet 2018.
L'actrice X Stormy Daniels sur une photo diffusée par la police de Colombus (Ohio) le 12 juillet 2018. (REUTERS)

Stormy Daniels fait encore parler d'elle, à son insu. L'actrice de films pornographiques en litige judiciaire avec Donald Trump a été arrêtée dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 juillet dans un club de strip-tease de l'Ohio où elle se produisait, selon la police. Poursuivie pour "activité sexuelle illégale" en raison d'"attouchements" sur des clients, elle a d'abord été libérée après avoir payé une caution d'environ 6 000 dollars (environ 5 100 euros), puis elle a vu les poursuites à son encontre être abandonnées.

"Pendant sa performance, après avoir ôté son haut et exposé ses seins, elle a commencé à amener de force les têtes des clients dans sa poitrine et utilisant ses seins nus pour gifler les clients", selon un procès-verbal de la police diffusé par les médias locaux. Une loi de l'Ohio interdit aux employés qui apparaissent régulièrement "nus ou à moitié nus dans les locaux d'une entreprise à vocation sexuelle" d'être touchés ou de toucher des clients du club, à moins qu'ils soient membres de leur famille proche.

Son avocat dénonce "un coup monté"

Parmi les clients présents ce soir-là se trouvaient plusieurs policiers. Ils se sont rapprochés de la scène après avoir observé l'"activité infractionnelle". Et Stormy Daniels a reproduit alors des gestes similaires sur deux policiers, dont une femme, selon les autorités. L'actrice de films X s'est ensuite rapprochée d'un troisième membre des forces de l'ordre. Le document de police décrit alors des "attouchements" sur le "fessier" et la "poitrine", puis une répétition de gestes similaires à la performance pratiquée sur les deux précédents policiers.

De son côté, l'avocat de Stormy Daniels livre une version différente, décrivant plusieurs policiers "infiltrés", "demandant" à être touchés. "La police a mis en place un piège au sein du club de strip-tease", a-t-il estimé dans une interview à la chaîne MSNBC. "C'est un coup monté pour des raisons politiques, a-t-il assuré sur Twitter. Cela montre [que la partie adverse] est désespérée. Nous combattrons ces accusations bidon."

Quelques heures plus tard, l'avocat a annoncé avoir obtenu l'abandon des poursuites visant sa cliente "dans leur totalité".

Stormy Daniels, dont le vrai nom est Stephanie Clifford, tente d'obtenir en justice l'annulation d'un accord signé en 2016, pour lequel elle a touché 130 000 dollars (un peu plus de 110 000 euros) en échange de son silence sur la liaison qu'elle dit avoir eue avec Donald Trump, en 2006. Cet accord de confidentialité a été passé juste avant l'élection de Donald Trump à la présidence, en 2016, et c'est l'ancien avocat personnel du président qui a versé l'argent. Donald Trump a par la suite reconnu avoir remboursé son avocat.